À la Une
RDC: lancement, ce mardi 5 octobre à Mbuji-Mayi, de la campagne de signature de l’acte d’engagement au Code de Bonne Conduite du personnel enseignant
Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique( EPST), Tony Mwaba, lance ce mardi 5 octobre 2021 à Mbuji-Mayi, la campagne de signature de l’acte d’engagement au code de bonne conduite (CBC) du personnel enseignant de la RDC. Appelé aussi « Code 22 », le CBC vise l’amélioration de la gouvernance du système éducatif en faisant de l’école un lieu sûr, inclusif et en obtenant de l’enseignant un comportement respectueux des normes et de la personne humaine. La campagne concerne 10 provinces couvertes par le projet PERSE de l’EPST appuyé par la Banque Mondiale.
Ce Code de 22 articles, convient-il de noter, a été institué par l’Arrêté n°Minespt/cabmin/GB/025/2021 du 02/07/21/2021 et officiellement présenté le 06 juillet 2021 aux différents acteurs et partenaires du système éducatif congolais.
Cette vaste campagne de communication qui durera trente jours, se veut une opportunité de sensibiliser les différents acteurs et partenaires éducatifs œuvrant dans les 10 provinces administratives appuyées par le projet PERSE.
L’objectif principal est de permettre au gouvernement de la République, via le ministère de l’EPST, non seulement de faire connaitre cette nouvelle norme de gouvernance au personnel enseignant de son sous-secteur, mais aussi de faire signer l’acte d’engagement audit Code à tout le personnel enseignant du Min EPST.
En effet, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a instauré la qualité, l’équité et la gouvernance comme axes stratégiques de son système éducatif, à travers la mise en œuvre des réformes visant l’amélioration de la gestion de son système éducatif pour le rendre efficace et efficient.
Ainsi, a-t-il décidé de la nécessité de l’instauration d’un code de bonne conduite du personnel enseignant afin de réglementer le comportement de ce dernier vis-à-vis de soi-même, de l’apprenant, de la communauté et d’autres partenaires éducatifs, conformément aux compétences et éthique professionnelles dont il doit faire montre au regard des défis auxquels il est appelé à faire face dans les milieux éducatifs.
Ce code qui s’adresse particulièrement au Personnel enseignant des établissements publics et privés d’enseignement maternel, primaire, secondaire et technique, vise à réglementer la conduite de l’enseignant dans sa classe, dans son école et dans tout son environnement de travail.
Il clarifie les attentes relatives au personnel enseignant concernant les comportements interdits quant aux actes de violences et de maltraitance de toute sorte des élèves, en particulier les violences sexuelles et celles basées sur le genre. Il est aussi un instrument de complément aux autres instruments juridiques déjà existants, notamment au Décret-Loi n°017/2002 du 3 octobre 2002 portant Code de bonne conduite de l’Agent Public de l’Etat, à la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant, à la Loi n°06/019 du 20 juillet 2006 portant protection contre les violences sexuelles et tant d’autres.
Le personnel enseignant est tenu de l’intérioriser et y adhérer par un acte d’engagement. L’application stricte de ce code étant de rigueur par tous les enseignants tant du privé que du public, sa vulgarisation pour son appropriation par ces utilisateurs est un impératif, une condition sine qua non de son opposabilité.
Le Code 22 fera l’objet d’une large diffusion et vulgarisation auprès de tout le personnel enseignant, les élèves et les partenaires de l’éducation pour que nul n’en prétexte l’ignorance.
Pour rappel, le Code de bonne conduite du personnel enseignant est conçu et mis en œuvre dans le cadre de l’exécution du Projet d’urgence pour l’équité et le renforcement du système éducatif (PERSE) avec l’appui de la Banque mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
« Félix Tshisekedi est et reste notre choix » : Dany Mukendi Wa Dinanga plaide pour une nouvelle Constitution et la poursuite du leadership présidentiel
Pour Dany Mukendi Wa Dinanga, figure de la Mouvance Présidentielle et observateur de la vie politique congolaise, le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC ne doit être ni tabou ni confisqué. Dans une intervention remarquée, il défend le droit du peuple congolais à repenser son pacte constitutionnel, tout en réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme le garant de la souveraineté nationale et de l’essor économique du pays.

Le référendum, un droit constitutionnel du peuple
Dany Mukendi estime qu’il est parfaitement légitime pour les Congolais de réfléchir à leur avenir et aux mécanismes de gouvernance de leur pays.
Selon lui, la Constitution doit être l’expression de la volonté populaire et non le produit d’influences extérieures.
À l’en croire, la loi fondamentale offre déjà un cadre permettant d’engager cette réflexion. Il rappelle qu’une initiative populaire réunissant au moins 100.000 signatures peut conduire à l’organisation d’un référendum, convoqué de droit par le Chef de l’État à l’initiative populaire. « Le temps n’est pas suspect. Deux ans avant la fin d’un mandat présidentiel, il est normal que le peuple réfléchisse à son avenir et à la Constitution qu’il souhaite », soutient-il.
Guerre dans l’Est : une nuance juridique
Face aux critiques selon lesquelles un référendum ne pourrait être organisé dans le contexte sécuritaire actuel, Dany Mukendi apporte sa propre lecture juridique.
Selon lui, la Constitution évoque une situation de guerre déclarée, alors que ni la RDC ni le Rwanda n’ont officiellement déclaré les hostilités. « Nous sommes dans une guerre de fait et non dans une guerre déclarée. Cela n’empêche pas, selon notre compréhension du droit, de lancer une pétition et d’aboutir à un référendum », affirme-t-il.
Il souligne également que le texte constitutionnel n’impose pas que les 100.000 signatures proviennent des 26 provinces, mais simplement qu’elles soient réunies par des citoyens congolais.
Une présidentielle impossible sans l’intégrité du territoire
L’un des points majeurs de son argumentaire concerne l’organisation de l’élection présidentielles.
Pour Dany Mukendi l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pose un problème majeur, dans la mesure où la circonscription électorale présidentielle couvre l’ensemble du territoire national.
Il estime ainsi que le président Félix Tshisekedi devrait demeurer en fonction jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État sur ces provinces.« Nous devons d’abord récupérer l’intégralité du territoire national avant d’envisager une élection présidentielle dans des conditions normales », fait-il valoir.
« La démocratie, c’est la majorité »
Évoquant le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Dany Mukendi insiste sur les principes démocratiques.
Pour lui, les partisans comme les opposants à une révision de la Constitution doivent pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles démocratiques.
Il distingue toutefois l’opposition politique de la rébellion armée. « L’opposition républicaine a toute sa place dans la démocratie. En revanche, les groupes armés qui tuent les populations et servent des intérêts étrangers relèvent, selon nous, de la haute trahison », affirme-t-il.
Une Constitution à refonder
Très critique envers l’actuelle Constitution, Dany Mukendi estime qu’elle comporte des contradictions et qu’elle ne répond plus aux aspirations profondes du peuple congolais.
À ses yeux, une réforme fondamentale s’impose afin de doter la RDC d’un texte adapté à ses réalités politiques, sécuritaires et économiques.
Il rejette également toute pression extérieure sur cette question.« Le peuple congolais a le droit de décider lui-même de son avenir constitutionnel sans que d’autres États ne dictent sa conduite », soutient-il.
Félix Tshisekedi, le choix de la souveraineté et du développement
Au-delà du débat institutionnel, Dany Mukendi réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme l’homme capable de conduire la RDC vers la victoire face aux défis sécuritaires et vers une transformation économique majeure.
Selon lui, les perspectives d’investissements internationaux, notamment les partenariats stratégiques en cours, pourraient accélérer le développement du pays et renforcer son statut économique sur le continent africain.
Il cite également les exemples de certains pays voisins, où la stabilité politique est associée à une longue continuité du leadership.
Un plaidoyer pour une nouvelle étape politique
À travers cette prise de position, Dany Mukendi Wa Dinanga défend une vision articulée autour de 3 axes : la défense de la souveraineté nationale, l’ouverture d’un débat constitutionnel porté par le peuple et la poursuite du leadership de Félix Tshisekedi dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques.
Pour ce membre de la Mouvance Présidentielle, « Félix Tshisekedi est et reste notre choix », non seulement pour conduire la RDC vers la paix et la victoire dans l’Est, mais aussi pour accompagner les réformes institutionnelles et le développement qu’il juge indispensables à l’avenir du pays.
Face aux accusations de tribalisme, un plaidoyer pour l’unité nationale
Interrogé sur les critiques accusant le pouvoir d’alimenter le tribalisme, Dany Mukendi rejette catégoriquement en bloc ces allégations. Il considère que ces accusations relèvent davantage de la manipulation politique que d’une réalité institutionnelle. À ses yeux, les institutions congolaises demeurent ouvertes à toutes les composantes du pays et les débats politiques ne devraient pas être transformés en oppositions ethniques ou communautaires.
L’acteur de la mouvance présidentielle rappelle ainsi que la cheffe du gouvernement n’est pas de la province du chef de l’État. » Il faut préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et politiques. D’ores et déjà, nous vivons tous paisiblement en RDC sous l’autorité du Chef de l’État et dans le respect des autorités établies « , a conclu cet acteur politique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
