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RDC : La vice-ministre Aminata Namasia visite l’Imprimerie de l’EPST
La vice-ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Aminata Namasia Bazego, a visité ce mercredi 08 février 2023 les installations de l’Imprimerie de l’EPST situées dans l’enceinte de l’Institut Technique Industriel de la Gombe, commune du même nom, à Kinshasa. Objectif, palper du doigt les réalités du travail de cet important instrument destiné à prendre en charge tous les imprimés de valeur et manuels scolaires de l’EPST.

Cette visite fait suite à la séance de travail d’évaluation présidée le lundi dernier par le professeur Tony Mwaba Kazadi. Évaluation des proches collaborateurs, aussi bien de l’Administration centrale que du cabinet politique du Ministère de l’EPST dont les deux premiers Inspecteurs Généraux adjoints chargés respectivement des Évaluations et des Diplômes d’Etat.
Les deux IGA avaient chacun présenté ses attributions, ses réalisations au cours de l’année 2022 et son plan d’action pour 2023 au ministre Tony Mwaba Kazadi qui était entouré de la vice-ministre, de son directeur de cabinet, de Mme le secrétaire général et l’inspecteur général de l’EPST.

A l’issue de cette séance de travail, le professeur Tony Mwaba Kazadi avait chargé Mme Aminata Namasia Bazego pour aller s’enquérir du tableau peint par les deux Inspecteurs en allant parler du doigt la situation sur place.
Arrivée sur les lieux, la vice-ministre a été accueillie par l’Inspecteur Général ad intérim, Léon Moani Moka, IGA en charge des Ressources humaines, qui l’a conduite dans une visite guidée d’abord dans la salle des réclamations ou des doléances, puis la salle des machines, celle des archives de tous les diplômes depuis 1967 jusques dans la salle des réunions passant par la salle de réception des fiches des finalistes où elles sont dépouillées et classées selon ceux qui ont réussi et ceux qui ont raté leurs diplômes d’Etat.

Dans la salle des réunions où se tient l’atelier, Mme Aminata Namasia a salué les participants, en les encourageant pour bien assimiler la matière qu’ils vont retransmettre également aux autres Inspecteurs en province.
A l’issue de cette visite, la Vice-ministre de l’EPST s’est dit satisfaite d’avoir visité l’imprimerie, dont certains services demandent l’implication du Ministre pour leur réhabilitation. Aussi, elle en a profité pour encourager ceux qui étaient dans l’atelier.
Enfin, la Vice-ministre de l’EPST a instruit à l’IGA chargé des archives de procéder à leur numérisation pour bien les conserver de manière à éviter aussi les maladies.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Santé
Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC
Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.
Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.
Un appel mondial à l’action
Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.
Un enjeu crucial pour la RDC
Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.
Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.
Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET
