Politique
RDC : La traque des proches de Jean-Marc Kabund dénoncée
Des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer la traque des opposants et membres de la société civile qui ont appelé la population à se lever pour mettre fin à la gabegie dans la gestion des dirigeants actuels en RDC. À la tête de ce mouvement, Jean-Marc Kabund, ex président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti présidentiel, député et ancien vice-président de l’Assemblée nationale, arrêté le 9 août 2022 et détenu depuis à Makala, la grande prison de Kinshasa, pour « outrage au chef de l’État, propagation de faux bruits pour soulever la population et outrage aux institutions de la République (Parlement et gouvernement) ».
Condamné à 7 ans de prison depuis septembre 2023, ses partisans demandent son acquittement pur et simple car « il n’y a aucun élément constitutif d’infractions dont on l’accuse ».
D’autres opposants et défenseurs des droits de l’homme sont aussi arrêtés depuis ses dernières déclarations, soit pour des affaires qui remonteraient à bien longtemps, soit juste pour avoir troublé l’ordre public.
Dans le lot, le nouveau parti créé par l’ancien président de l’UDPS cite, notamment, la traque de ses membres dont Franco Mayiza, Mireille Ngomba, Chantal Ngalula, José Ongonamvula, fils du collaborateur direct de Jean-Marc Kabund, etc.
Ce dernier, affirme-t-on, était en voyage d’études aux USA depuis 2021, avant d’adhérer à l‘ »Alliance pour le changement », le parti de Jean-Marc Kabund qui a rejoint l’opposition en juillet 2022 après avoir été radié du parti présidentiel et avoir démissionné de son poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale.
Désireux de retourner au pays pour retrouver sa famille et avoir des nouvelles de son père toujours porté disparu, José Ongonamvula craint plutôt pour sa sécurité personnelle, car les 14 août et 12 septembre 2022 la résidence familiale été visitée par des agents de service de sécurité ainsi que ceux de la police. Sa famille, indique-t-on, vit déjà dans la clandestinité, tant dans la capitale que dans l’arrière-pays.
Notons qu’en septembre 2023 Jean-Marc Kabund a été condamné à sept ans de prison ferme.
Rappelons que lors de l’annonce de la création de son propre parti politique, Kabund avait fustigé « l’absence de vision claire », « l’incompétence notoire et la mégestion institutionnalisée caractérisée par l’insouciance, l’irresponsabilité, la jouissance et la prédation au sommet de l’État » par le camp du président Félix Tshisekedi. Des propos qu’il a repris lors du procès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET