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RDC : La Société civile invitée à mobiliser la population pour la réussite de la révision du fichier électoral
Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis KADIMA a animé, dans la salle des spectacles du palais du peuple ce jeudi 24 novembre, le cadre de concertation avec les patrons des médias et la société civile dans sa diversité sur la loi électorale, la loi portant identification et l’enrôlement des électeurs ainsi que leurs mesures d’application.
Accompagné de quelques membres de son équipe, Denis KADIMA a, comme mercredi, confirmé le début dans quelques semaines, de l’opération d’actualisation du fichier électoral.
La CENI compte enrôler près de 50 millions de Congolais et invite la société civile à mobiliser la population. Une opération difficile et de grande ampleur, à en croire Denis Kadima, qui nécessite une forte organisation de la centrale électorale, mais aussi une adhésion et mobilisation de toutes les parties prenantes, pour la tenue effective des élections l’année prochaine.
Séance tenante, le Président de la CENI a explicité l’objectif à atteindre après cette importante opération :« Notre objectif ultime est de générer un fichier électoral fiable, inclusif, exhaustif, sécurisé et flexible qui devrait constituer une base solide utilisable pour les opérations programmées d’identification nationale et de recensement ».
Et de poursuivre : « Concernant la révision du fichier électoral, la CENI a prévu 3 aires opérationnelles. La première aire opérationnelle concerne l’Ouest et le Nord-Ouest avec 10 provinces notamment Equateur, Kinshasa, Kongo Central, Kwango, Kwilu, Maï Ndombe, Mongala, Nord
Ubangi, Sud Ubangi et Tshuapa. La deuxième aire opérationnelle comprend le Centre et le Sud avec 9 provinces à savoir, Haut- Katanga, Haut-Lomami, Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Lomami, Lualaba, Sankuru et Tanganyika. La troisième aire opérationnelle regroupe les 7 provinces de l’Est et du Nord-Est qui sont: Bas-Uélé, Haut-Uélé, Ituri, Maniema, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo », a précisé Denis KADIMA.
Par ailleurs, il a invité la Société civile à mobiliser la population en fonction du temps et du nombre des électeurs que compte enrôler la CENI.
« Nos équipes techniques viennent de vous faire la démonstration des fonctionnalités du kit qui va permettre l’enregistrement de près de 50 millions de Congolais. Plusieurs innovations ont été apportées pour améliorer les conditions de constitution du fichier électoral. La durée de l’opération d’identification et d’enrôlement des
électeurs est de 30 jours par aire opérationnelle. Il est important donc que vous puissiez mobiliser vos militants, mais aussi la population toute entière à se hâter », a-t-il appuyé.
Pour sa part, le deuxième vice-président, Didi MANARA, a affirmé clairement que la CENI avance inexorablement vers l’organisation des élections générales l’année prochaine, saluant en même temps les efforts combien louables du gouvernement, pour le bon cheminement du processus électoral en cours, mais aussi la bravoure des militaires congolais au front, dénonçant tout haut l’odieuse agression dont est victime la RDC, situation qui met à mal l’intégration sous-régionale en matière électorale.
Dans la foulée, l’assistance a eu droit à une séquence de présentation du kit d’identification et d’enrôlement des électeurs couplée d’une démonstration de simulation d’enregistrement, avec à la clé, l’obtention par les requérants pris au hasard dans la salle, de la carte d’électeurs.
Ajouté à cela, la projection du clip d’une chanson ‘’Allons tous nous enrôler’’ réalisée par quelques artistes-musiciens congolais, sanctionnée par une série des questions-reponses.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
