Actualité
RDC : la société agro-industrielle « Debout congolais » lance la campagne des souscriptions de financement participatif
La société « Debout Congolais »
qui ambitionne de devenir le plus important fonds d’investissement dans l’agro-industrie en République Démocratique du Congo (RDC), a lancé ses activités, ce mardi 21 décembre 2021 à l’église Notre-Dame de Fatima à Gombe.
Debout Congolais Société Anonyme (D.C. S.A.) est un fonds d’investissement en constitution pour la réalisation des projets dans l’agro-industrie en RDC, partant de son projet phare de production et commercialisation du maïs. Cette société veut profiter de l’expertise de son gestionnaire principal, Philippe Mibenge, et de celle des experts de l’industrie agro-alimentaire et autres domaines. Elle veut investir dans des projets à rentabilité élevée ainsi que la commercialisation de ses produits qui seront réalisés de façon industrielle, optimale et dans les règles de l’art, estime le géniteur.
*La campagne « Yope Lona na 1$, Koma Boss »*
Censée trouver un capital ( budget) de 2.100.000 USD pour la première production de 1000 Ha, la société Debout congolais a lancé une campagne de souscription de financement participatif, et dont le coût de l’action est actuellement fixé à 1$ soit 2.000 FC.
Debout congolais signale que le coût de l’action n’est pas à confondre avec la cotisation communément désignée par likelemba « ristourne » en RDC. Il s’agit plutôt ici, d’une souscription formelle à des actions ou parts sociales de la Société Anonyme Debout Congolais, pour laquelle chaque souscripteur signe des documents juridiques qui seront enregistrés auprès du Guichet Unique de Création des Entreprises (GUCE) où il/elle sera reconnu(e) comme Actionnaire de la société.
Les actionnaires ont pour avantages : des dividendes plus importantes que celles que déclarées ; la possibilité d’obtenir le financement de leurs propres projets à rentabilité similaire ; de l’emploi créé pour les actionnaires et leurs proches, possédant les compétences requises ; l’appartenance à un réseau d’actionnaires et à la fois, de consommateurs.
Cette société a mis à la disposition des actionnaires un site internet www.deboutcongolais.net pour plus des détails.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
