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RDC: la retraite fastueuse du sénateur à vie Kabila inquiète
Le mois de février dernier a été marqué par une guerre larvée entre le FCC et CACH sur la nomination ou non d’un informateur.
Cependant, les révélations sur la somme de 680.000$ de la Banque Centrale du Congo( BCC) octroyée à l’ancien chef de l’État a suscité une tôlée au sein de l’opinion publique.
Une vraie retraite dorée pour le désormais sénateur à vie dont la famille détiendrait plus d’une centaine d’entreprises, selon une enquête de Bloomberg.
Toujours actif depuis sa retraite, le Chef de l’Etat honoraire a recemment reçu les chefs des regroupements et partis politiques membres du Front commun pour le Congo(FCC) qui ont signé un engagement de fidélité au Raïs. Le même engagement lui a été réitéré par différents députés nationaux et provinciaux, membres de cette plateforme, qui se sont arrogés même la majorité parlementaire alors que l’informateur n’est pas encore nommé.
Des soupçons lui accordant des ambitions de la primature sont encore fraîches dans la mémoire collective.
De quoi sûrement justifier la pension de 250.000 dollars dont il bénéficierait. Sans compter les 430.000 dollars déboursés ce mois par la BCC au nom des « autres avantages pour le mois de février 2019 du président honoraire de la RDC ».
Le total représente quand même un pactole d’un peu plus d’1,1 milliard de francs congolais !
Imaginez que Monsieur Kabila touche chaque mois, et c’est à vie, 680.000 $, ces chiffres multipliés par 12 mois de l’année, ferront 8.160.000 $ par an.
Supposons, par ailleurs, que monsieur Kabila agé actuellement de 47ans vive jusqu’à 90 ans, il faudra donc comptabiliser pour les 43 prochaines années 350.880.000 Usd rien que pour monsieur Kabila.
En plus de cela, il faudra rajouter son salaire en tant que sénateur à vie.
Un sénateur gagne 13.000$/mois, donc 13.000$ multipliés par 12 mois de l’année et multipliés par 43 ans si monsieur Kabila est toujours en vie ça fait 6.708.000 $.
Au total, monsieur Kabila touchera donc 357.588.000$ du tresor public s’il est toujours en vie durant 43 ans.
Et dire que nous pourrions avoir d’ici là au maximum entre 5 et 8 ex présidents, il y a de quoi anéantir le budget du pays.
Si un homme a lui seul peut déjà consommer par mois entre 1 et 2% du budget national, que restera-t-il au peuple?
Or notre pays a plusieurs défis majeurs à relever, notamment, ceux du développement économique et social, le paiement des ministres, députés, sénateurs, fonctionnaires de l’Etat, etc.
Combien tout ça coûtera à la RDC ? Avec quel budget ? Si on se projete dans l’avenir dans ces conditions, le futur semble sombre.
TMB/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
