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RDC: la remise et reprise dans une ambiance bon enfant entre F. Tshisekedi et J. Kabila ce vendredi

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Le président sortant Joseph Kabila a, ce vendredi 25 janvier 2019, remis la clé du palais de la nation à son successeur Félix Antoine Tshisekedi. La cérémonie a lieu sur ce même site historique après plusieurs heures de tête-à-tête entre les deux hommes.

Félix Tshisekedi a, à l’issue de cette démarche, accompagné son prédécesseur jusqu’à la sortie de cette grande institution. Le nouveau président et son prédécesseur se sont faits des accolades sous les acclamations des membres de chacun de deux cabinets présents sur place. Une scène jamais encore vécue dans l’histoire de la République Démocratique du Congo.

Tout juste après cette cérémonie, le président Félix a pris la parole devant la presse où il a déclaré qu’il a été beaucoup touché par le message lui adressé jeudi dernier par la population, à travers le slogan, “ Félix ! Papa alobaki Le peuple D’abord”, pendant qu’il prononçait son discours d’investiture. Voilà ce qui a poussé le nouveau président de la République Démocratique du Congo à dire que l’intérêt des Congolais sera son premier souci.

« L’intérêt des Congolais sera mon premier souci. On se pose la question sur les sacrifices qu’il faut faire sur certaines habitudes qui n’entrent pas dans le cadre de l’intérêt supérieur de la nation. On essaye d’entrer dans la peau de président et de s’habituer à la fonction. »

Concernant son expérience dans la gestion de la chose publique, Félix Tshisekedi a préferé jouer franc-jeu devant les journalistes. « On n’a jamais eu l’expérience avant d’entrer dans cette fonction, l’expérience commence aujourd’hui au jour J zéro ».

Le nouveau locataire du palais de la nation a en outre rassuré qu’il est conscient, en tant que chef de l’État, de la lourde responsabilité des millions d’âmes de Congolais qui pèse désormais sur lui.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Dialogue politique en RDC : J. Kabila et « Sauvons la RDC » posent leurs conditions et dénoncent une « manœuvre dilatoire »

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Le Mouvement « Sauvons la RDC » s’est exprimé, ce 14 janvier 2026, à travers un communiqué de deux pages, au sujet de l’initiative de dialogue entre Congolais, portée par les autorités angolaises. Tout en saluant l’implication personnelle du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, le mouvement d’opposition émet de sérieuses réserves sur la sincérité du processus engagé et fixe des préalables jugés non négociables

Pour Sauvons la RDC, le succès de tout dialogue repose avant tout sur la sincérité, la bonne foi des parties et le respect des engagements pris. Le mouvement dénonce une diplomatie erratique, marquée par une succession de médiations et de lieux (de Nairobi à Luanda, de Doha à Luanda, en passant par Bujumbura, Kampala ou Lomé ) qui traduirait une instabilité de vision et une absence de ligne politique claire.

Selon le communiqué, cette valse des médiateurs et des capitales donne l’impression d’un processus inachevé, dicté davantage par le souci de communication que par la recherche réelle d’une solution politique durable à la crise congolaise. Sauvons la RDC va plus loin, accusant le pouvoir de Kinshasa d’ambiguïtés stratégiques, de contradictions répétées et d’une instrumentalisation des processus politiques, ayant fini par décrédibiliser la parole de l’État, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Le respect des engagements comme test de bonne foi

Le mouvement estime que la volonté politique ne se proclame pas, mais se démontre par des actes concrets. Il cite notamment les engagements relatifs à la libération des prisonniers politiques, à la décrispation du climat politique et au respect des cessez-le-feu souscrits par le gouvernement.

À l’inverse, Sauvons la RDC accuse le régime du président Félix Tshisekedi de poursuivre les arrestations arbitraires, les enlèvements, les pressions à l’exil contre des opposants, des journalistes, des défenseurs des droits humains et toute voix critique. Le communiqué évoque également de vastes mouvements de troupes, des attaques contre des localités densément peuplées et des bombardements de civils par drones et avions de combat, souvent au moment même où le chef de l’État se présente à l’étranger comme artisan de paix.

Bukama, symbole d’un dialogue impossible sans préalables

Le mouvement inscrit le massacre survenu le 11 janvier 2026 à Bukama, dans la province du Haut-Lomami, dans ce contexte de violences persistantes. Selon Savons la RDC, des civils sans défense auraient été victimes d’exactions, d’actes de torture et de traitements inhumains perpétrés par des éléments des FARDC déployés sur ordre de Kinshasa.

Face à ce « triste record », le mouvement affirme que les mesures de décrispation politique et l’expression tangible d’une volonté de dialogue constituent des préalables indispensables à toute discussion. Des décisions effectives sont exigées, et non des promesses jugées, à l’expérience, sans lendemain.

Achever d’abord le processus de Doha

Si l’objectif réel est le rétablissement de la paix, Sauvons la RDC estime qu’il est prioritaire de mener à terme le processus de Doha, qui engage le gouvernement et l’opposition armée.

Selon le mouvement, ce n’est qu’après la prise en charge complète des aspects militaires de la crise ( y compris la mise en œuvre effective des cessez-le-feu ) qu’un dialogue politique pourra se tenir dans un climat serein.

Le dialogue, rappelle le communiqué, doit être un espace de réconciliation, de restauration de l’unité nationale et de construction d’un consensus sur le mieux-vivre ensemble, et non une simple formalité politique.

Un dialogue inclusif et sans tabou

Sauvons la RDC insiste sur le caractère inclusif du dialogue. Il n’y a pas de véritable dialogue, souligne le texte, lorsque celui-ci est dicté par les caprices d’une seule partie, laquelle est par ailleurs à l’origine de nombreux problèmes à résoudre.

Les Églises congolaises comme médiateurs légitimes

Le mouvement estime enfin que les évêques des Églises catholique et protestante du Congo sont les mieux indiqués pour assurer la médiation d’un éventuel dialogue. Leur travail préparatoire, leur écoute de toutes les forces politiques et sociales, ainsi que leur connaissance approfondie des acteurs et des causes de la crise, plaident en leur faveur.

Imposer un veto à leur implication, comme le ferait le pouvoir en place, revient selon Savons la RDC à discréditer d’avance le dialogue projeté et à recycler, sous couvert de bonne foi étrangère, une manœuvre déjà tentée et jugée infructueuse.

Une mise en garde sans ambiguïté

En conclusion, Sauvons la RDC avertit : sans sincérité, sans respect des engagements, sans inclusion réelle et sans médiation crédible, le dialogue annoncé risque de n’être qu’une réunion de plus, destinée à faire gagner du temps à certains, au détriment des intérêts supérieurs du pays.

Tchèques Bukasa 

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