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RDC : La recette Feza Motema pour réussir le pari de la relance de la Sokimo

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Face aux situations actuelles de la Societé minière de Kilo-Moto (Sokimo SA), la présidente du Conseil d’administration, Feza Motema,  en appelle à la conscience collective de l’ensemble du personnel pour la réussite du pari de la relance de cette entreprise qui veut renaître de ses cendres. Elle a lancé cet appel le dimanche 13 novembre dernier lors de la clôture de l’atelier sur l’élaboration du plan stratégique de relance de la Sokimo SA. Ces assises ont réuni, pendant trois jours, les députés nationaux de l’Ituri et du Haut-Uélé, les experts,  les membres du Conseil d’administration et ceux du comité de gestion de cette entreprise, après plus de 10 ans d’arrêt de production.

Durant les 3 jours (du 11 au 13 novembre 2022), les participants ont  échangé sur les enjeux  du plan pouvant aider la Sokimo SA à se remettre sur le rail. Les interventions pertinentes, les  observations et les recommandations des élus du peuple et des experts ont fait également l’objet de  ces journées de réflexion.

DETERMINATION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

Dans son mot de clôture, la PCA de la Sokimo SA,  Feza Motema a félicité tous les participants pour l’engagement citoyen à travers les remarques, suggestions et recommandations visant à sortir la Sokimo du gouffre. Elle a estimé que c’est une bataille qui doit être  vaincue  ensemble car face à la situation critique de l’entreprise il nous fallait impérativement trouver une thérapie de choc devant la panoplie de problèmes qui minent le fonctionnement normal des activités de la Sokimo. Ce qui vient d’être réalisé ce jour.

 » Nous nous réjouissons des efforts et sacrifices que les participants ont  consentis pour aboutir sans complaisance à de résolutions quand bien constructives et adaptées à la réalité de notre entreprise de manière à se fixer un cap éclairé vers la relance de nos activités. Nous sommes en droit de croire que les pistes de solution que nous avons adoptées lors de ces assises nous permettront tant soit peu de résoudre avec efficacité tous nos problèmes endémiques qu’il s’agisse de la relance de la production de l’or, du renforcement des capacités des personnels et de l’amélioration de la production énergétique et de l’agro pastoral, de la situation concernant le domaine de la Sokimo et de partenariat en vigueur ou encore de l’épineuse question de la dette sociale de notre entreprise. Nous ne  doutons en aucun instant de notre capacité à mener ce combat et le remporter. C’est un combat difficile, peut-être extrêmement difficile mais pas impossible« , s’est -elle réjouie.

Puis, elle a renchéri que les résolutions adoptées au cours de ces travaux  apportent de la lumière suffisante et nécessaire pour éclairer la marche vers la matérialisation de la vision du chef de l’État qui tient à tout prix que la Sokimo SA puisse redevenir un opérateur minier digne de ce nom.

« Cet atelier est pour nous, une étape importante mais le plus dur reste la mise en oeuvre dans un esprit de  discipline et de bonne gouvernance de toutes les meilleures options que nous avons adopté ensemble ».

Pour terminer, Christine Feza Motema a lancé  un appel pathétique et respectueux aux institutions de la République plus particulièrement au Garant de la nation et au Premier ministre de bien vouloir appuyer le plan stratégique de la relance de Sokimo SA.

Il s’agit là d’un soutien indispensable en cette période où la nouvelle équipe dirigeante s’engage avec foi et détermination à conduire la Sokimo SA à la relance de production industrielle de l’or.

Tricya MUSANSI/Forum des As

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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