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RDC : La Première ministre saisie de l’appui de la Monusco pour la prise en charge des détenus de Makala

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu en audience, ce mercredi 04 août 2024, à l’immeuble du Gouvernement, la délégation de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC, conduite par la Représentante spéciale adjointe pour la protection et les opérations à la MONUSCO, Vivian van de Perre.

Au cours de cette rencontre, la MONUSCO a annoncé à la Première Ministre sa disponibilité à apporter une assistance sanitaire et psychosociale aux prisonniers affectés après la tentative d’évasion, la nuit du 1er au 2 septembre 2024.

Les femmes victimes de viols dans la prison centrale de Makala sont visées en urgence dans ce programme d’aide sanitaire de la MONUSCO.

« Nous souhaitons exprimer nos sincères condoléances suite à cet événement tragique qui s’est déroulé dans la prison centrale de Makala. Nous sommes profondément attristés par la perte des vies humaines et par les blessures subies par les détenus. Nos pensées vont dans des familles des victimes en cette période difficile et douloureuse et nous avons offert notre assistance au Gouvernement », a dit en liminaire Mme Vivian van de Perre.

«Nous apportons en urgence notre assistance sanitaire et soutien immédiat aux victimes de cette tentative d’évasion , particulièrement aux femmes avec des kits pour la prévention des maladies », a-t-elle précisé.

La cheffe de la délégation de la MONUSCO a, par ailleurs, salué l’engagement et la détermination de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka dans la protection du territoire national ainsi que la sécurité des personnes et de leurs biens.

A ce sujet, le Gouvernement a déjà commencé à mettre en œuvre les actions prévues au pilier 2 de son Programme d’Actions (PAG 2024-2028) afin de garantir une meilleure sécurité à la population.

CELCOM PRIMATURE

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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