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RDC : « La mise en œuvre des réformes pour les PME » au centre d’un atelier à Kinshasa
Il s’est tenu du 22 au 23 octobre 2019 à Kinshasa un atelier sur l’examen de la note- synthèse sur le cadre de la stratégie nationale du développement des PME et l’identification des réformes à mener dans le cadre du Projet d’Appui au Développement des Micro, Petites et moyennes entreprises (PADM-PME). Des experts de différentes institutions, les corporations professionnelles et les institutions d’encadrement des Micro et Petites et moyennes entreprises (M-PME) y étaient conviés pour réfléchir sur la mise en œuvre d’un cadre juridique qui doit sous-tendre les PME en RDC.
Organisé par le Projet d’Appui au Développement des Micro, Petites et moyennes entreprises (PADM-PME), cet atelier a servi également de cadre pour épingler les grandes réformes à initier pour le développement des PME en RDC.

Durant 2 jours les participants venus de différents coins de la RDC ont échangé et formulé des observations sur le cadre règlementaire et juridique actuel des PME. Ainsi, plusieurs contraintes freinant ce secteur, ont été révélées par les participants. Il s’agit, entre autres, du faible accès au financement pour ces PME ; la plupart d’entre elles sont dans l’informel ; manque d’information et formation ; asphyxie fiscale, etc.
A côté de ces contraintes générales, ils ont noté les contraintes spécifiques liées à la jeune femme et aux jeunes.
Cette rencontre a servi de cadre pour faire l’inventaire de tout ce qui concerne le secteur des PME. Ce qui conduira à élaborer un document stratégique des PME qui aboutira au code des PME, dans lequel on trouvera des règles de conduite, mesures d’applications pour régir ce secteur.
Aux termes de deux jours de travaux intenses, les participants ont identifié plusieurs réformes regroupées en deux résolutions :
– Le climat général des affaires mis en harmonie avec l’Ohada et qui doit s’appliquer à tout le secteur économique
– Le cadre spécifique des PME comprenant le cadre législatif et le cadre réglementaire.
Trois catégories de participants ont pris part à cet atelier animé par le cabinet international CARAPACES: les corporations professionnelles (FEC, FENAPEC, COPEMECO, FNJEC) et les institutions d’encadrement des PME. Tous ont partagé les contraintes rencontrées par leurs membres dans la pratique des affaires
Les institutions de réformes et de régulation dont l’Anapi, la CNO, la COREF et l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé. Ils ont fait le point sur les avancées enregistrées à ces jours sur le plan légal et réglementaire.
Les experts de toute catégorie qui ont partagé leurs expériences sur des questions spécifiques en rapport avec le cadre juridique des MPME.
Après la ratification de l’appui aux financements de PME par les deux chambres du parlement et sa promulgation par le chef de l’Etat, il ne reste que sa publication dans le journal officiel. Mais jusqu’à ces jours, cette publication tarde le décollage effectif du projet PADM-PME et par ricochet le développement de PME.
Signalons que c’est depuis 2016 que La RDC a adopté une stratégie nationale du développement des PME. Cette stratégie tourne autour de cinq axes prioritaires, à savoir : le renforcement du cadre institutionnel et l’amélioration du climat des affaires ; la facilitation d’accès aux services non financiers de manière à soutenir les PME ; l’accès des PME aux financements ; la formation des PME et l’accès équitable des PME aux marchés publics.
Nice KILONDO/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
