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RDC: la “Maison Schengen” réouverte à Kinshasa sous le label du “Centre européen de délivrance des visas”

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La République démocratique du Congo et la Belgique ont convenu ce vendredi 22 février 2019 à Kinshasa de rouvrir sous une autre appellation la “Maison Schengen” qui traitait des demandes de visas d’entrée à l’Union européenne (UE) et fermée depuis plus d’année en raison des tensions diplomatiques entre le régime de Joseph Kabila et l’Union européenne, particulièrement la Belgique.

Au nom de leurs gouvernements respectifs, François Beya Kasonga conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité et Philippe Brochain, chargé d’affaires ai du royaume de Belgique ont convenu, ce vendredi 22 février 2019, des modalités devant mener à la réouverture de la “Maison Schengen” à Kinshasa sur base des travaux de la commission technique RDC- Belgique de la résolution de la crise.

À cet effet, le communiqué rapporte les dispositions arrêtées suivantes : 1. La Maison Schengen rouvrira sous un autre label, défini après consultation des partenaires de l’espace Schengen, suivant les formalités en vigueur en matière d’octroi des visas. A en croire les informations parvenues à CONGOPROFOND.NET, c’est l’appelation ” Centre européen de délivrance de visas qui a été choisie.

2. l’ambassade de Belgique ouvrira en son sein un guichet spécial de traitement dédié aux officiels congolais détenteurs de passeports diplomatiques. Les demandes pour cette catégorie seront traitées en ayant égard à la dignité des fonctions des concernés. De manière réciproque, la validité des visas octroyés aux officiels détenteurs des passeports diplomatiques sera d’une durée de plus au moins 3 mois, avec plusieurs entrées.

3. La République démocratique du Congo s’engage à rétablir l’immunité diplomatique sur le bâtiment dédié aux activités de la Maison Schengen; la partie belge s’engage à la reprise des activités consulaires relatives à la réception des demandes de visas Schengen endéans les 10 jours ouvrables qui suivent la formalisation de cet engagement. La date de la reprise des activités sera rendue publique.

4. Il est institué un mécanisme structurel d’évaluation entre la direction générale des Affaires consulaires, l’Office fédéral des Étrangers et la DGM.

5. En accord avec les ambassades des Etats membres de l’espace Schengen qui se sont engagés dans la mise en place de la Maison Schengen, il est institué un comité de pilotage regroupant les ambassades sises à Kinshasa et qui participent au dispositif commun de délivrance des visas Schengen. Ce comité de pilotage sera chargé de la bonne mise en oeuvre des dispositions du présent accord et de l’examen régulier des questions opérationnelles liées à l’application de la politique commune des visas en RDC. Il sera présidé à tour de rôle, par les ambassades concernés, y compris l’ambassade de Belgique.

6. Il est rappelé que les ambassades représentées par l’ambassade de Belgique via le dispositif de la Maison Schengen conservent la possibilité de délivrer directement des visas Schengen aux titulaires de passeports diplomatiques.

Pour rappel, les autorités congolaises avaient fermé fin janvier 2018 la Maison Schengen comme mesure de rétorsion contre la Belgique qui avait suspendu sa coopération avec le gouvernement congolais.

Kinshasa réagissait à la suspension de l’aide publique bilatérale décidée par Bruxelles pour protester contre la répression de marches demandant le départ de l’ex-président Joseph Kabila resté au pouvoir au-delà du terme de son mandat. Ces marches ont fait une quinzaine de morts.

La réouverture de la Maison Schengen est une promesse de campagne de l’opposant Félix Tshisekedi, vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018.

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET


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OPDAD : Denise Nyakeru Tshisekedi invite ses paires à développer une Afrique des jeunes et femmes éduqués, en bonne santé et autonomes

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En marge de la 37e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, 11 Premières Dames africaines, réunies au sein de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement (OPDAD), ont diagnostiqué la marche de leur organisation et évaluer leurs actions réalisées. Ont aussi pris part à ces assises, des partenaires de l’OPDAD et des invités spéciaux du monde entier.

Cette 28ème Assemblée générale ordinaire de l’OPDAD s’est tenue le dimanche 18 février 2024 à l’Union africaine, à Addis-Abeba, en Éthiopie, sous le thème : ” L’éduquer et
Transformer l’Afrique : Améliorer l’accès à la santé et à l’éducation pour les femmes et les filles africaines du 21e siècle “.

Dans le lot des Premières dames qui y ont participé, il y avait notamment l’Angola, le Burundi, la République Centrafricaine, les Comores, la RDC, la Guinée Équatoriale, l’Eswatini, le Kenya, le Mozambique, le Nigeria, la Sierra Leone.

Rappelons que l’Agenda 2063 de l’Union africaine constitue le cadre stratégique inspirant et visionnaire qui fournit un schéma directeur pour un développement inclusif et durable sur le continent.
Il souligne l’importance d’assurer un niveau de vie élevé, une bonne santé et le bien-être de tous les Africains, avec un objectif de développement durable avec une attention particulière pour les femmes, les jeunes et les enfants.

Les aspirations de l’Agenda 2063 de l’UA visent à susciter un changement positif.

L’ambassadeur Minata Samate Cessouma, commissaire à la Santé, aux Affaires humanitaires et au Développement social de la Commission de l’Union africaine, a souligné, par l’intermédiaire de sa représentante, le rôle crucial de la culture africaine dans la protection et l’éducation des enfants ainsi que le rôle crucial de la culture africaine dans la protection et le maintien de la vie des mères, des enfants, des adolescents et de notre population dans son ensemble.

Par l’intermédiaire de son représentant, elle a présenté la Commission de l’Union africaine (CUA) est le champion actif d’initiatives clés alignées sur les quatre piliers actuels de l’OPDAD à savoir la santé, l’éducation, l’autonomisation économique et la lutte contre la violence à l’égard des femmes.

S.E. Mme Zinash Tayachew, première dame de la République fédérale démocratique d’Éthiopie (RFDE), a accueilli ses homologues à Addis-Abeba. Au cours de l’assemblée, Mme Tayachew a souligné que le gouvernement éthiopien reconnaît le rôle crucial que l’éducation joue dans le développement du pays et s’est engagé à relever les divers
défis dans le secteur de l’éducation afin d’assurer une prospérité holistique par le biais de divers travaux.

Le Bureau de la Première Dame, en collaboration avec des partenaires, a créé avec succès 30 écoles secondaires et une école secondaire résidentielle spécialement destinée aux élèves malvoyants.

La Première Dame des FDRE a insisté sur la nécessité d’élargir les possibilités d’éducation à travers l’Afrique et a souligné l’importance de l’éducation pour tous. Elle a souligné l’importance d’intégrer le système éducatif aux programmes d’alimentation scolaire. Pour soutenir cette initiative, le bureau de la première dame a créé 12 usines de pain et de farine en Éthiopie afin de soutenir les programmes d’alimentation scolaire en cours.

Quant à Mme Denise NYAKERU TSHISEKEDI, Vice-présidente de l’OPDAD et Première Dame de la République Démocratique du Congo (RDC), elle a rappelé que l’OPDAD est au service des personnes vulnérables depuis 22 ans pour atteindre les objectifs stratégiques fixés par l’Organisation, notamment la réduction des taux de mortalité néonatale, infantile et maternelle, l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive des adolescents, l’égalité entre les sexes et la promotion de la santé, la lutte contre les différentes formes de violence à l’égard des femmes et des filles.

Mme Tshisekedi a déclaré que les thèmes du Sommet de l’UA et de l’OPDAD réaffirment l’importance de l’équité en matière d’éducation. Elle a affirmé qu’il s’agit de l’un des outils les plus puissants de changement social à leur disposition.

Dans son discours de clôture, la Première Dame, Mme Tshisekedi, a déclaré : ” Nous devons construire l’Afrique dont nous rêvons tous: l’Afrique “développée avec des enfants, des jeunes et des femmes éduqués, en bonne santé et autonomes “. Nous devons donc nous mobiliser et utiliser notre pouvoir collectif pour atteindre nos objectifs communs. Chacun d’entre nous doit exploiter cet élan et continuer à encourager l’investissement dans l’éducation des femmes à tous les niveaux “.

Son homologue Mme ROSÂNGELA ” Janja ” LULA DA SILVA, première dame du Brésil, a souligné l’importance du rôle et de la capacité des premières ministres et des ministres des Affaires étrangères dans la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et défendre les droits des filles et des femmes. Elle a fait écho avec enthousiasme aux paroles du président brésilien lors de l’ouverture du 37e sommet de l’Union africaine. « La reconnexion du Brésil et de l’Afrique est très favorable à la reconstruction de l’avenir des peuples d’Afrique et du monde».

Le professeur Senait Fisseha, vice-président des programmes internationaux de la Fondation Sudan Thompson Buffet, s’est exprimée sur les réalités des femmes en Afrique. ” Des millions de filles ne sont pas scolarisées en raison de problèmes financiers. Pourtant, nous savons qu’il y a des résultats profonds lorsque les filles peuvent accéder à l’école et l’achever “, a-t-elle relevé.

Elle a ajouté : “… combler le fossé entre les sexes n’est pas un acte de charité, mais un acte de justice et de bon sens qui profite à tous”. Elle a, enfin, apprécié l’engagement résolu des Premières Dames à construire un continent où chaque Africain peut s’épanouir et à faire entendre leur voix.

Pendant l’Assemblée, les premières dames ont présenté à l’Assemblée les progrès et l’état d’avancement des projets phares de leurs pays respectifs.

Les principaux orateurs de la cérémonie d’ouverture officielle Mme Rachel Ruto, première dame de la République du Kenya, S.E. Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’ONUSIDA Byanyima,, S.E. Natalia Kanem, directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Dr John N. Nkengasong, ambassadeur itinérant,
coordinateur américain de la lutte mondiale contre le sida et haut responsable du Bureau de la sécurité sanitaire mondiale et de la diplomatie.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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