Justice
RDC : la justice transitionnelle et la reconnaissance du génocide au centre de la note du ministre des Droits humains
Lors de la 55ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 22 août 2025 sous la présidence du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a présenté une note d’information articulée autour de deux points majeurs.
1. Organisation du Forum africain sur la justice transitionnelle 2025
Le ministre a annoncé que la République démocratique du Congo a été choisie par la Commission de l’Union africaine pour accueillir la prochaine édition du Forum africain sur la justice transitionnelle. Cette plateforme continentale réunit chaque année, depuis 2017, des diplomates, experts gouvernementaux, praticiens du droit, défenseurs des droits humains et associations de victimes.
La RDC représentera l’Afrique centrale lors de ce rendez-vous, prévu du 30 septembre 2025, autour du thème : « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine à travers les réparations ». Ce choix, a souligné le ministre, traduit la reconnaissance internationale de l’expérience significative du pays en matière de justice transitionnelle.
2. Promotion des droits humains et reconnaissance du génocide
Le second point a porté sur le lancement de nouvelles initiatives de promotion des droits humains et sur l’adoption d’une résolution de reconnaissance du génocide par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.
À ce propos, le ministre a rappelé les efforts en cours pour renforcer les capacités des services publics, privés et de la société civile sur des axes prioritaires : respect des droits des personnes arrêtées, éducation aux droits humains, respect des engagements internationaux et régionaux, et bonne gouvernance.
Il a enfin précisé que cette démarche s’inscrit dans la droite ligne des instructions du Président de la République, qui souhaite voir la RDC jouer un rôle moteur dans la défense des droits humains sur le continent.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
Justice
Derrière l’offensive judiciaire du GENOCOST, le poing d’acier de Guillaume Ngefa Atondoko
Alors que plus d’un million de dollars destinés à la mémoire des victimes du GENOCOST s’est volatilisé dans les limbes d’un contrat sans livrable, une main de fer a saisi la Justice au collet. Le communiqué du 17 avril 2026, ordonnant l’ouverture immédiate d’une enquête pour détournement de deniers publics contre les dirigeants du FRIVAO et la société DVO SARL, n’est pas qu’un simple paraphe ministériel.
C’est l’empreinte indélébile de Guillaume Ngefa Atondoko, Ministre d’État à la Justice et Garde des Sceaux. Dans une République où le bruit de l’argent sale couvre souvent les cris des victimes, cet homme a fait le choix radical du silence actif : celui qui prépare les perquisitions, identifie les comptes à geler et verrouille juridiquement la nasse autour des prédateurs présumés. La précision chirurgicale du communiqué porte sa signature intellectuelle.
Là où d’autres se contentent d’indignations de façade, Guillaume Ngefa Atondoko a armé le Parquet général près la Cour de Cassation d’un arsenal répressif complet : réquisitions bancaires, saisies conservatoires, et injonction de poursuites tous azimuts. Juriste rompu à la mécanique impitoyable de la loi anti-corruption, il a transformé une affaire qui sentait l’enlisement en une opération de police judiciaire d’envergure.
En posant la qualification de “détournement” et en exigeant le gel immédiat des avoirs, il a non seulement protégé les intérêts financiers de l’État, mais il a surtout érigé un rempart contre la honte : celle de voir les fonds du génocide congolais servir de pâture à des appétits privés. Le Ministre d’État Ngefa incarne ainsi l’espérance technique d’un État de droit qui ne négocie plus avec ses fossoyeurs. Il est ce rouage essentiel qui transforme la volonté politique en verdict inéluctable.
Par cette injonction historique, Guillaume Ngefa Atondoko rappelle à la Nation qu’entre la gabegie et la sanction, il n’y a plus qu’un seul rempart : l’intransigeance d’un grand commis qui a fait de la protection des deniers publics sa seule religion. Le message est sans ambiguïté : pour les pilleurs de la mémoire congolaise, la cavale administrative est terminée. La traque judiciaire a commencé, et elle a un nom.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
