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RDC : la Fondation « Denise Nyakeru Tshisekedi » voit le jour à Kinshasa

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La première dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, a lancé ce jeudi 16 mai 2019 les actions de la Fondation portant son nom, au cours d’une cérémonie organisée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

À cette occasion, cette infirmière de formation et de profession a déclaré être motivée par sa propre expérience de la précarité de la situation de la femme congolaise, particulièrement la jeune fille. À l’en croire, sa vision se résumant par le slogan « Plus Fortes » est celle d’une société dynamique où la femme sera libre et apportera du progrès et un regard innovant autour des valeurs du travail, d’éthique, de patience et de persévérance.

Pour elle, la lutte pour l’égalité de genre ne saurait se parachever sans le travail. « Seul le travail acharné, personnel et encadré de chacune de nous portera ce combat au niveau souhaité », a souligné la première dame Denise Nyakeru Tshisekedi.

Se référant à son allocution de la journée internationale le 08 mars dernier à l’Académie des Beaux-Arts, Denise Nyakeru Tshisekedi dit prendre l’engagement de rester toujours aux côtés des femmes et filles afin de leur donner l’opportunité de participer au développement de la RDC. Sur ce, a-t-elle fait savoir, les actions de sa fondation s’articulent autour de quatre axes.

Abordant le premier axe dédié à l’éducation, l’épouse de Félix Antoine Tshisekedi ambitionne d’encourager la formation des filles aux sciences ainsi qu’aux nouvelles technologies de l’information.

Dans le volet de la santé, les objectifs, a-t-elle indiqué, portent essentiellement sur le soutien aux femmes souffrant des maladies silencieuses telles que le cancer, la fistule obstétricale ainsi que la drépanocytose, etc.

En ce qui concerne les violences basées sur le genre (VBG), la première dame renseigne que l’objectif est d’encourager une évolution des modèles comportementaux des hommes et des garçons afin de plaider pour l’égalité des sexes.

En dernier lieu, au point axé sur l’autonomisation et l’entrepreneuriat, Denise Nyakeru Tshisekedi déclare qu’il vise à encourager et soutenir l’entrepreneuriat féminin.

Prenant part à cette soirée haute en couleur, Docteur Sennen Hounton, représentant pays du fonds des Nations-Unies pour la population UNFPA a
attribué à la première dame Denise
Nyakeru Tshisekedi, le titre d’honneur en tant que championne
et ambassadrice de la lutte contre les violences basées sur le
genre et de la promotion de l’autonomisation de la femme. Pour le Représentant Résident de UNFPA en RDC, ce titre renforce sa volonté d’être la voix de toutes celles qui pleurent et souffrent en silence à cause des violences dont elles sont victimes.

Par ailleurs, en tant que Agence des Nations Unies leader de la lutte contre les violences basée sur le genre et championne en
matière de santé de la reproduction et droits reproductifs, l’UNFPA par la bouche de son représentant a
choisi d’accompagner la Fondation dans un partenariat
stratégique et une synergie d’actions pour atteindre zéro décès maternel évitable, zéro besoin non satisfait en Planification familiale et zéro cas de violences basées sur le genre.

Pour sa part, Awa Ndiaye Seck représentant pays de l’ONUFEMME s’est dite fiere de rejoindre la première dame Denise Nyakeru Tshisekedi pour le lancement de sa fondation basée sur l’éducation, santé, violences sexiste et autonomisation des femmes. « L’ONU femme a hâte de travailler avec Denise Nyakeru Tshisekedi », a-t-elle fait savoir à l’issue de la cérémonie.

Pour rappel, plusieurs personnalités ont pris part à cette activité, le président de la République démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi, Jeanine Mabunda Mudiayi, présidente de l’Assemblée nationale, les membres du gouvernement, députés et sénateurs et les membres des agences du système des Nations-Unies et les ambassadeurs accrédités en RDC.

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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