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Analyses et points de vue

RDC : « La dernière gare avant le chaos  »( Tribune de Teddy Mfitu/Polymathe, chercheur et écrivain )

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Les récentes actualités tragiques survenues dans la ville province de Kinshasa, du procès expéditif de ceux qui ont avoué des enlèvements et vols massifs, les rumeurs persistantes sur un probable trafic d’organes humains et l’assassinat odieux du député Chérubin OKENDE forment un cocktail qui pourrait exploser à tout moment.

Jamais dans notre histoire récente, un tel niveau de sauvagerie n’avait été atteint. Il faut de la résilience pour ne pas sombrer dans le chaos. Notre avenir commun en ce moment dépend autant de notre capacité collective à refaire la nation que de celle de nos autorités à rétablir les principes de vivre-ensemble.

Tout est fait comme si rien ne devrait reconstruire la république et son penchant humain c’est-à-dire le civisme. Nous sommes à quelques jours de l’ouverture de la IXème édition de la francophonie. Les premiers athlètes, la délégation togolaise, sont déjà dans nos murs pendant que la cité qui doit les accueillir n’est toujours pas prête. Les sites sont encore en chantier. La saleté de la ville de Kinshasa n’est plus à démontrer. L’insécurité bat son plein. L’unité nationale et le contrat social sont mis à mal par le comportement pour le moins curieux de ceux qui poussent inévitablement à la guerre civile.

Ce qui manque au pays, c’est la conjugaison de l’autorité de l’état partout sur le territoire national, l’égalité de tous devant la loi et la sauvegarde de la dignité de notre peuple humilié par toutes ces occupations étrangères, le comportement ambivalent de nos services de défense et sécurité comme de l’irresponsabilité de nos élites.

Le défi à relever et le devoir de tout pouvoir vis à vis de son peuple résident dans l’investissement qu’il accorde à son éducation, à sa formation et à l’élévation de sa culture. Notre pays est adepte de mauvaises orientations et l’érection d’une pratique honteuse de détournement de deniers.

La population congolaise en général et kinoise en particulier est jeune. Le chômage de masse est exponentiel. La grandeur d’une nation se mesure parfois par sa capacité à surmonter les adversités. Elle suppose un attachement viscéral à certains principes communs, celui de l’État de droit, du respect des institutions et de leurs symboles, du patriotisme et de la sauvegarde de la souveraineté internationale chèrement acquise.

Il n’existe pas de violence inéluctable, irréversible, imbattable qui serait l’apanage des voyous de tout bord. Il n’existe pour le moment de la part de nos autorités que le renoncement à la combattre vraiment, sérieusement et inlassablement. C’est notre destin en tant que peuple et nation. Car c’est bien la passion et l’amour du Congo qui constituent le meilleur antidote au chaos que d’aucuns veulent plonger une mégapole de plus de 18 millions d’habitants à défaut d’avoir rendu ingouvernable une nation de presque 100 millions d’habitants.

Les récentes actualités tragiques survenues dans la ville province de Kinshasa, du procès expéditif de ceux qui ont avoué des enlèvements et vols massifs, les rumeurs persistantes sur un probable trafic d’organes humains et l’assassinat odieux de M. Chérubin OKENDE forment un cocktail qui pourrait exploser à tout moment.

Jamais dans notre histoire récente, un tel niveau de sauvagerie n’avait été atteint. Il faut de la résilience pour ne pas sombrer dans le chaos. Notre avenir commun en ce moment dépend autant de notre capacité collective à refaire nation que de celle de nos autorités à rétablir les principes de vivre-ensemble.

Tout est fait comme si rien ne devrait reconstruire la république et son penchant humain c’est-à-dire le civisme. Nous sommes à quelques jours de l’ouverture de la IXème édition de la francophonie. Les premiers athlètes, la délégation togolaise, sont déjà dans nos murs pendant que la cité qui doit les accueillir n’est toujours pas prête. Les sites sont encore en chantier. La saleté de la ville de Kinshasa n’est plus à démontrer. L’insécurité bat son plein. L’unité nationale et le contrat social sont mis à mal par le comportement pour le moins curieux de ceux qui poussent inévitablement à la guerre civile.

Ce qui manque au pays, c’est la conjugaison de l’autorité de l’état partout sur le territoire national, l’égalité de tous devant la loi et la sauvegarde de la dignité de notre peuple humilié par toutes ces occupations étrangères, le comportement ambivalent de nos services de défense et sécurité comme de l’irresponsabilité de nos élites.

Le défi à relever et le devoir de tout pouvoir vis à vis de son peuple résident dans l’investissement qu’il accorde à son éducation, à sa formation et à l’élévation de sa culture. Notre pays est adepte de mauvaises orientations et l’érection d’une pratique honteuse de détournement de deniers.

La population congolaise en général et kinoise en particulier est jeune. Le chômage de masse est exponentiel. La grandeur d’une nation se mesure parfois par sa capacité à surmonter les adversités. Elle suppose un attachement viscéral à certains principes communs, celui de l’État de droit, du respect des institutions et de leurs symboles, du patriotisme et de la sauvegarde de la souveraineté internationale chèrement acquise.

Il n’existe pas de violence inéluctable, irréversible, imbattable qui serait l’apanage des voyous de tout bord. Il n’existe pour le moment de la part de nos autorités que le renoncement à la combattre vraiment, sérieusement et inlassablement. C’est notre destin en tant que peuple et nation. Car c’est bien la passion et l’amour du Congo qui constituent le meilleur antidote au chaos que d’aucuns veulent plonger une mégapole de plus de 18 millions d’habitants à défaut d’avoir rendu ingouvernable une nation de presque 100 millions d’habitants.

Teddy Mfitu/Polymathe, chercheur et écrivain


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Analyses et points de vue

Au-delà du jugement : La complexité de la pensée et les pièges de la critique

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Naviguer dans le labyrinthe de la pensée humaine est une entreprise complexe et souvent ardue. Chaque pensée, chaque idée, chaque nuance exige un effort mental considérable, une exploration des recoins les plus sombres de notre esprit. C’est cette difficulté intrinsèque de penser qui pousse tant de gens à se réfugier dans le jugement, une échappatoire tentante mais souvent trompeuse.

Le jugement, cette tendance naturelle à évaluer et à critiquer, représente souvent un raccourci séduisant face à la complexité de la pensée. Confronter une idée, un comportement ou une personne par le prisme du jugement semble offrir une réponse rapide et catégorique à des questions qui, autrement, exigeraient une réflexion profonde et nuancée. Ainsi, le jugement devient le substitut commode à la difficulté de penser.

Pourtant, derrière chaque jugement se cache une histoire non dite, une intricité ignorée, une vérité non révélée. En condamnant sans réserve, en critiquant sans comprendre, nous nous privons de la richesse infinie de la pensée authentique. C’est dans ces moments de réflexion profonde, de remise en question constante, que se trouve la véritable essence de la pensée.

Il est crucial de reconnaître que la pensée exige un effort constant, une ouverture d’esprit sans bornes et une humilité face à la complexité du monde qui nous entoure. En embrassant cette difficulté inhérente à penser, en refusant les raccourcis simplistes du jugement, nous nous engageons sur le chemin sinueux mais gratifiant de la pensée authentique.

Ainsi, que résonne cet appel à la réflexion, à la compréhension et à l’empathie. Que chacun de nous, conscient des pièges du jugement facile, s’efforce d’explorer les profondeurs de la pensée humaine, de cultiver la nuance et de célébrer la diversité des idées. Car c’est dans cette quête incessante de vérité et de compréhension que réside la véritable grandeur de l’esprit humain.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR


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