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RDC : la crise s’est installée dans le secteur de microfinance, le FPM tire la sonnette d’alarme
En marge de la présentation, ce vendredi 5 juillet des résultats de l’étude portant sur l’analyse des effets de la crise sur la demande et l’offre des services financiers aux micros, petites et moyennes entreprises (MPME),
le Fonds pour l’inclusion financière en RDC (FMP) a r
Selon ces résultats, avec un niveau d’inclusion financière de 6%, la demande et l’offre des services financiers aux MPME vient de connaître une crise.

En effet, après plusieurs années de forte croissance économique et de développement du secteur financier, la crise s’est installée dans ce secteur en RDC.
De 2015 à 2017, plusieurs institutions financières basées en RDC, souvent des grandes taille, de différentes catégories (banques, IMF et Coopec) ont été placées sous administration provisoire, rachetées ou encore connu des crises de liquidité majeure.
Selon le directeur de FPM, Jean-Claude Thetika, même les acteurs les plus performants du secteur ont vu leurs portefeuilles à risque grimper fortement durant cette période et surtout à partir de début 2016.
» Toutes les crises passent et personne ne s’interroge sur la cause et comment prévenir. C’est ainsi nous avons analysé la crise et nous présentons les résultats et proposons des préventions pour l’avenir », a expliqué Jean-Claude Thetika.
Il est certes nécessaire, selon Philippe Couteau, l’un des conférenciers, d’élaborer des meilleures stratégies appropriées en fonction des besoins, tout en assurant la protection des institutions financières afin d’encourager les clients congolais de continuer à utiliser les produits et services et même à augmenter leur niveau d’utilisation.
Le rapport sur l’analyse des effets de la crise sur la demande et l’offre est à retrouver sur le site web du FPM www.FPM.cd.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
