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RDC: la CENCO reconnait Félix Tshisekedi comme Chef de l’Etat
La Conférence nationale épiscopale du Congo(CENCO) affirme reconnaitre le nouveau président élu en RDC, Félix Tshisekedi. « Le Chef de l’Etat qui est là, est reconnu officiellement. Et nous ne pouvons que composer avec lui », a déclaré le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Abbé Donatien Nshole, vendredi 15 février à Kinshasa.
La radio onusienne qui rapporte cette information indique que l’abbé Donatien Nshole conseille de faire la différence entre l’observation électorale et le respect des institutions :
« Du moment que la Cour constitutionnelle s’est prononcée (en confirmant l’élection de Félix Tshisekedi comme président de la République), la CENCO n’a dit un mot, par respect pour les institutions de la République. Quelle que soit la façon où on accède au pouvoir, le chef de l’Etat qui est là, est reconnu officiellement. Et nous ne pouvons que composer avec lui ».
Selon lui, l’Eglise catholique reste ouverte à la collaboration avec le peuple congolais dans le respect des règles.
« Le changement que le peuple congolais attend, c’est un changement de leadership, qui mettra le peuple congolais au centre des préoccupations », a-t-il affirmé.
L’abbé Nshole a fait cette déclaration à côté du président de la CENCO, Mgr Utembi, tous présents à la cérémonie d’échange des vœux du Chef de l’Etat avec le corps diplomatique à la cité de l’OUA.
CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
