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RDC : la « Campagne SOS rivières » lancée à Kinshasa
C’est ce mercredi 18 août 2021 à Gombe qu’a été lancé la campagne de sensibilisation des élèves sur l’état des rivières de Kinshasa et l’impact d’un comportement écoresponsable pour la sauvegarde de nos rivières à Kinshasa.
La rivière étant définie comme un écosystème aquatique dont chacune des composantes est essentielle à l’ensemble, elle est aussi un milieu dynamique qui évolue dans le temps et l’espace.
En plus de jouer le rôle de nourricière pour les poissons, les rivières, du fait de ne pas être isolées, permettent l’évacuation des eaux de pluie d’un bassin versant, régulent le débit et le volume des eaux pour limiter les inondations et facilite l’épuration naturelle des pollutions.
C’est dans le souci de protéger la rivière qu’a été organisé une campagne SOS rivières.
Selon le représentant-pays de l’UNESCO, Jean-Pierre Ilboudo, cette campagne répond à une des recommandations formulées lors de la célébration de la journée mondiale de l’eau, le 22 mars 2021, au cours de laquelle l’UNESCO avait tenu de commémorer les avantages de protection de nos cours d’eau.
Il a souligné que le défi d’assainir les cours d’eau et de moins les polluer fait partie d’un monde durable que prône l’UNESCO d’ici à 2050. Il entend, dans le cadre de cette campagne, faire comprendre aux enseignants et jeunes élèves certains concepts liés aux rivières, permettre aux enfants et enseignants de développer leur capacité d’analyse d’enjeux environnementaux, faire comprendre aux élèves et enseignants l’impact des activités humaines qui se déroulent dans un bassin versant et la bande riveraine sur l’écosystème de la rivière, informer les élèves et enseignants sur les éléments qui affectent les rivières et les moyens d’en diminuer, permettre aux enfants et enseignants de passer un message aux décideurs sur base du constat qu’ils feront par eux-mêmes lors des visites des quelques rivières cibles dans la ville de Kinshasa et enfin inciter les jeunes et adultes à passer à l’action en réalisant des plaidoyers pour le curage et la protection des rivières.
Pour sa part, Benjamin Toirambe, secrétaire général au ministère de l’Environnement, a félicité les initiateurs de ce projet parce qu’ils ont songé mêler les enfants qui en toute objectivité, restent les grands vecteurs de circulation de l’information sur la protection de l’environnement.
Cette campagne lancée par la secrétaire générale au ministère de l’EPST, Christine Nepa Nepa, a pour objectif d’informer les enseignants et élèves sur l’état des rivières de la ville de Kinshasa et de leur apprendre l’importance des gestes écoresponsable afin qu’ils s’approprient le concept SOS rivières.
Il est à noter que dans le cadre de cette campagne pilote, le public cible est composé d’enseignants et élèves dont 24 enseignants en raison de 6 par école et 48 élèves en raison de 6 de 4 ème et 6 de 5 ème des humanités. Les écoles cibles, Les Gazelles, Lycée Molende, Institut Lumumba 1 et le lycée Kabambare.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
