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RDC: la 1ère association d’entreprises privées du secteur des énergies renouvelables lancée
« L’utilisation d’énergies renouvelables et décentralisées offre un avantage potentiel considérable en termes d’économie, de santé, de sécurité et de possibilité de développement, » a déclaré mercredi, le président de l’ Association Congolaise pour les Énergies Renouvelables et Décentralisées (ACERD), Denis Banlier. Ce dernier s’exprimait à l’occasion du lancement officiel de cette association à l’hôtel Kin Plazza dans la commune de la Gombe.
A cet effet, il a expliqué la problématique ayant concouru à la création de cette première association congolaise d’entreprises privées du secteur des énergies renouvelables et décentralisées.
Pour le président de l’ACERD, cette structure se veut être la voix du secteur des énergies renouvelables, un interlocuteur capable d’apporter une contribution face aux challenges des énergies renouvelables en RDC.
L’ ACERD, a-t-il poursuivi, va oeuvrer pour le développement de l’industrie des énergies renouvelables en RDC, ce qui selon lui, encouragerait les synergies entre divers acteurs étatiques, bailleurs de fonds et privés afin de générer de la valeur dans le secteur des énergies renouvelables et ainsi contribuer au développement de la RDC.
À en croire Banlier, son association va également assister le gouvernement de la République dans la conception et la mise en œuvre des politiques et stratégies nationales de développement du secteur des énergies renouvelables décentralisées, soulignant que cela concerne aussi bien la mise en place du cadre réglementaire par l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie (ARE).
Le Rôle majeur de l’ ACERD
Par ailleurs, Mme Catherine Mukobo, directrice des Relations publiques de l’ACERD a pour rôle majeur la promotion des solutions et techniques de développement durable au travers des produits et services que composent les activités des membres de l’Association, mais aussi de devenir une association leader dans l’industrie des énergies renouvelables et décentralisées afin de créer des marchés viables et durables, en favorisant le respect des normes et standards afin de fournir des produits de consommation appropriés aux besoins des populations.
Il s’agira également, selon Mme Mukobo, de fournir des produits et services d’une qualité irréprochable et un plus grand accès des ménages, des entreprises et des communautés congolaises aux énergies renouvelables et décentralisées afin de contribuer à l’acceleration de leur développement.
Créée en Juillet 2018 , lors de sa première Assemblée Générale, ACERD est composée d’une dizaine d’entreprises privées locales, régionales et internationales qui, en majorité sont des acteurs principaux de développement grâce à leurs apports pour l’essor des énergies renouvelables et décentralisées en RDC, indique -t-on.
Elsy/CONGOPROFOND.NET
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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda plaide pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda, à titre personnel, appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Rappelons que l’activiste Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. Ses nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de ce citoyen qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
