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Environnement

RDC : La 134ᵉ réunion de l’ITIE met l’accent sur la transparence du secteur extractif, avec la participation de Marie Nyange

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Le Comité exécutif de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives en République démocratique du Congo (ITIE-RDC) a tenu sa 134ᵉ réunion ordinaire jeudi dernier 21 août, à Kinshasa, sous la présidence du ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo Bwizya.

Cette session a marqué la première participation de la nouvelle ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, qui a activement pris part aux échanges.

Les discussions ont principalement porté sur la validation de la RDC par les instances internationales de l’ITIE et sur la publication du rapport ITIE-RDC 2023, attendu au plus tard le 31 décembre. Le comité a adopté le projet de cadrage de ce rapport, lequel servira de feuille de route pour la collecte et le traitement des informations financières et opérationnelles des entreprises extractives, conformément aux standards internationaux.

La participation du ministère de l’Environnement vient renforcer ce processus de transparence et de redevabilité, en phase avec la vision du président de la République, Félix Tshisekedi, et de la Première ministre Judith Suminwa, qui insistent sur l’assainissement des filières génératrices de ressources.

En marge de cette réunion, la professeure Marie Nyange Ndambo a présenté une note d’information sur deux échéances climatiques majeures. D’abord, la participation de la RDC à la 2ᵉ Semaine africaine du climat, prévue à Addis-Abeba du 5 au 10 septembre 2025, où une session spéciale de la Conférence ministérielle africaine sur l’Environnement permettra aux pays du continent d’harmoniser leur position face aux enjeux climatiques.

Ensuite, la préparation de la COP 30, qui se tiendra à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025. À cet effet, la ministre a annoncé la création prochaine d’une Commission interministérielle préparatoire, élargie à la société civile et au secteur privé, chargée d’élaborer une feuille de route nationale et de préparer les positions de négociation de la RDC. Elle a également plaidé pour l’installation d’un pavillon national dans l’espace d’exposition, afin de valoriser l’image de la RDC comme pays-solution dans la lutte contre le changement climatique.

Dorcas Mwavita

À la Une

Peuples autochtones en RDC : Félix Tshisekedi à l’écoute d’une communauté encore marginalisée

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Le président de la République, Félix Tshisekedi, a récemment reçu des représentants des peuples autochtones pygmées, accompagnés notamment du professeur Jean-Robert Bwangoy, porteur du projet pilote REDD+ Maï-Ndombe.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État de renforcer la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, longtemps victimes de discrimination et de marginalisation en République démocratique du Congo.

Près de 30 ans après les initiatives de l’ancien président Mobutu Sese Seko visant à valoriser ces communautés, la question de leur intégration socio-économique demeure un défi majeur.

Une discrimination persistante dans la cuvette centrale

Selon le professeur Jean-Robert Bwangoy, la situation des peuples autochtones pygmées reste préoccupante, particulièrement dans les zones forestières de la cuvette centrale, où vivent de nombreuses communautés.

« Il y a eu beaucoup de discriminations dans notre pays. Malgré certains progrès, les peuples autochtones pygmées continuent à être marginalisés, notamment dans les zones de la forêt équatoriale », explique-t-il.

Pour cet universitaire, la discrimination dont sont victimes ces populations est avant tout d’origine économique. D’où la nécessité d’améliorer leurs conditions de vie en leur garantissant l’accès :

– à l’éducation,

– à l’eau potable,

– aux soins de santé,

– et aux opportunités économiques.

Lors de leur rencontre avec le chef de l’État, les représentants autochtones ont plaidé pour une intégration réelle dans le système national, afin que ces communautés puissent bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens congolais.

Une loi pour protéger les peuples autochtones

La rencontre intervient dans un contexte marqué par la promulgation, il y a quelque temps, d’une loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

Le professeur Bwangoy salue cette avancée juridique et rend hommage à tous ceux qui ont contribué à son élaboration.

« Je voudrais remercier le chef de l’État, mais aussi l’ensemble des citoyens congolais qui ont participé à l’élaboration de cette loi. Elle reconnaît enfin les efforts et la dignité de nos compatriotes pygmées », souligne-t-il.

L’éducation comme clé de l’émancipation

Au-delà du plaidoyer politique, le professeur Poingoy mène également des initiatives concrètes sur le terrain, notamment dans le village d’Ikita, dans la province du Maï-Ndombe, où il a contribué à la construction d’une école favorisant la cohabitation et l’apprentissage commun entre enfants bantous et pygmées.

Pour lui, l’éducation demeure la clé de l’émancipation des peuples autochtones.

Il cite notamment l’exemple de Suzanne, une jeune fille pygmée qu’il a prise sous son encadrement afin de lui permettre de poursuivre ses études.

« Lorsqu’elle terminera ses études, elle pourra servir d’exemple à d’autres filles pygmées. Leur destin ne doit pas se limiter à rester au village sans perspective. Elles peuvent aussi s’insérer dans le système national », affirme-t-il.

Forêt, peuples autochtones et crédits carbone

Cette dynamique d’inclusion est également liée à la question de la conservation des forêts et des crédits carbone, un sujet de plus en plus présent dans les débats internationaux sur le climat.

Selon le professeur Bwangoy, les peuples autochtones jouent un rôle essentiel dans la préservation de la forêt équatoriale congolaise, et devraient bénéficier directement des mécanismes économiques liés à la protection de ces écosystèmes.

« Les populations qui vivent dans et autour de la forêt doivent profiter réellement de leurs efforts de conservation », insiste-t-il.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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