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RDC/Kwango : le torchon brûle entre le diocèse de Kenge et l’ISTM Marie Reine de la Paix !
Entre le diocèse de Kenge et l’Institut Supérieur des Techniques Médicales Marie Reine de la Paix de Kenge (ISTM MRP), les relations sont désormais au rouge. Et pour cause ! Une décision que le diocèse de Kenge vient de prendre de déguerpir l’ISTM de « ses » locaux de Mufwa et du site Kiwana, au quartier SAS à Kenge.
Selon une source basée à Kenge, le diocèse a adressé une correspondance à l’ISTM Marie Reine de la Paix, le sommant de quitter les sites de Mufwa et de Kiwana. Le diocèse prétend que les deux sites lui appartiennent.
L’ISTM Marie Reine de la Paix a commencé sa vie dans les locaux du Centre Pastoral, un établissement dont le diocèse de Kenge est propriétaire. L’ISTM a été délogé. Certaines sources bien informées assurent que l’établissement s’est démené, avec le management de l’abbé Singa Jean-René et la bonté du Chef de Terres Kiwana, pour obtenir finalement le site de Kiwana. A en croire une source proche de l’ISTM, les travaux de construction avaient même commencé avec l’appui d’un partenaire italien.
La réponse de l’ISTM à la lettre du Diocèse attend le retour de son directeur général qui est absent de Kenge. Pendant ces temps, de longues nuits de cauchemars hantent l’ISTM, pendant qu’au même moment certaines personnes crient à une tentative de spoliation du patrimoine de l’ISTM.
Dossier à suivre.
Emile Yimbu/CONGOPROFOND.NET(Kenge)
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Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira
Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.
Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.
Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.
Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.
Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
