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RDC/Kwango: l’administrateur du territoire (65 ans) accusé de viol sur une mineure (14 ans)
Le viol d’une mineure de 14 ans par l’administrateur du territoire de Kasongo-Lunda, dans la province du Kwango en RDC, fait l’actualité à Kenge et dans les milieux yaka de Kinshasa.
En effet, des femmes du Kwango réunies samedi à Kinshasa ont exprimé leur indignation et condamné l’acte commis par l’administrateur de territoire.
Elles demandent l’application de la loi _sur l’auteur de cet acte ignoble_ » et appellent les autorités du pouvoir central et provincial, en particulier le gouverneur de la province du Kwango, _ »de réserver une sanction exemplaire à ce bourreau de plus de 65 ans »_.
L’administrateur de territoire de Kasongo-Lunda, Kudimbana Damien, est aux arrêtés depuis le 12 juillet dernier. Il lui est reproché d’avoir touché une fille de 14 ans.
Selon le témoignage de Kally Maluku, un oncle de la victime, la fillette B. M. est élève en 5ème pédagogie à l’institut Tombuka de Kasongo-Lunda. « Elle est orpheline de père ». _ »Elle devait aller en congé à Kinshasa chez sa sœur aînée et a emprunté la jeep de l’AT qui partait à Kenge pour descendre à Bukanga-Lonzo. Arrivée à Bukanga-Lonzo, elle a été entraînée par l’AT à Kenge où il allait le faire voyager lui-même pour Kinshasa et il l’a enfermée dans une chambre d’hôtel de la place pendant une semaine, sans que ses parents vivants même à Kenge, dont le Dr Georgine, s’en rendent compte_ ».
_ »Sa maman à Kasongo-Lunda, voulant s’informer de l’arrivée de sa fille à Kinshasa, s’est rendue compte que depuis tout ce temps, elle n’était ni à Kinshasa ni à Kenge chez les parents »_.
Kally Maluku poursuit : _ »C’est un policier originaire de Kasongo-Lunda (oncle à la petite ) qui l’a remarquée dans la chambre de l’AT à l’hôtel depuis plusieurs jours, mais ne la reconnaissant pas que c’était sa nièce »_.
Selon une source contactée par CONGOPROFOND.NET, les autorités de Kenge ont sollicité une relaxation de Kudimbana Damien, mais se sont butées à un refus du procureur qui a déclaré que les faits reprochés à l’administrateur sont graves.
Quant aux femmes indignées, elles projettent d’organiser une marche de colère à Kenge pour protester contre les violences faites aux femmes et exiger la condamnation de cet administrateur de leur territoire.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
