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RDC/Kwango : Augustin Mvunzi interdit la marche de Lamuka à Kenge

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Le maire de la ville de Kenge, Mvunzi Tubavidiko Augustin, a interdit la marche de protestation contre la balkanisation de la Rdc projetée par la plate-forme Lamuka à Kenge, ce vendredi 17 janvier.

Dans une déclaration faite devant les journalistes de la radio Kimvuka na Lutondo, une station de radiodiffusion émettant de Kenge, Augustin Mvunzi dit ne jamais accepté une quelconque marche dans sa ville à cette date.

Le maire de Kenge a déclaré que les Congolais qui se sentent balkanisés doivent marcher chez eux. « C’est comme quelqu’un qui est blessé : on met le remède là où il y a la plaie « , a laissé entendre le maire de la ville de Kenge.

Augustin Mvunzi estime que ce sont les Congolais de l’Est et de Kinshasa ayant des revendications à faire entendre qui ont besoin d’aller dans la rue, et non les habitants de Kenge. « C’est à l’Est qu’il y a des problèmes, des guerres; et à Kinshasa avec les étudiants. Mais à Kenge on doit marcher pour demander quoi? », s’interroge-t-il. « Ce gens doivent défendre leur cause chez eux », s’est-il moqué.

Le maire dit encore que Lamuka n’a pas de base à Kenge.

Il a mis en garde toute personne qui tenterait de s’entêter face à son interdiction. Il a appelé les responsables de la police à agir sur tout attroupement qui se ferait voir dans la ville.

Les responsables de Lamuka à Kenge qualifient d' »indignes et d’irresponsables » les propos tenus par le maire de la ville de Kenge.

Selon quelques indiscrétions, ils tiennent à descendre dans la rue. Selon l’opposant Maker Muhota, cadre du Nouvel Élan de Adolphe Muzito, la déclaration du maire est une provocation. « Dès demain nous allons voir si ce garçon a des cercueils nécessaires pour contenir tous les Kwangolais qui iront dans la rue ».

Le bras de fer est ouvert.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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