Connect with us

Actualité

RDC/Kinshasa: recrudescence d’insécurité à N’sele, la population aux abois !

 

Plusieurs cas d’insécurité sont signalés ces derniers temps dans la commune de la N’sele, dans la périphérie est de la ville de Kinshasa.

Ce 1er octobre à Bibua, non loin de l’aéroport de N’djili, une jeune fille a été violée par six militaires qui ont en même temps extorqué des biens de certains habitants de la contrée.

Ces malfrats ont, entre autres, dépouillé une pharmacie et ont pris de force 22000 fc.

Un témoin a rapporté à CONGOPROFOND.NET que la bande s’est ruée sur une voiture en provenance de Maluku qui venait de tomber en panne non loin de là. Après avoir passé à tabac les passagers de la voiture, les malfaiteurs ont ensuite violé une jeune fille qui était avec eux. «Ils étaient six militaires en tenue noire et béret rouge. Ils ont violé la jeune fille à tour de rôle», a-t-il précisé.

D’autres cas d’insécurité se sont produits dans le même quartier Bibwa. Vendredi dernier, un policier habitant le quartier a été tué par des militaires et plusieurs jeunes du quartier ont vu leur argent arraché.

Rappelons que le 25 février 2018, un monsieur dénommé Albert Tshamala et son épouse ont été assassinés dans la soirée à son domicile situé dans la commune de la Nsele à Kinshasa, par des hommes armés à cause de son appartenance dans un parti politique de l’opposition.

Après cet ignoble assassinat qui a contraint les enfants à prendre la fuite suite au traumatisme, les deux corps sans vie du couple ont été acheminés dans un centre hospitalier pour les formalités d’usage.

Comme les assaillants surveillaient tous les mouvements, ils ont suivi les corps dans cette formation médicale où ils les ont récupérés vers une destination inconnue en vue de faire disparaitre les traces. Entre-temps, tous les enfants sont restés disparus jusqu’à ce jour.

Depuis lors, la sœur du feu Tshamala fait l’objet de plusieurs menaces de mort de la part de ces présumés assassins.
Ces hommes veulent à tout prix retrouver ces orphelins et leur tante en vue de les éliminer.

Ces enfants sont plus qu’en danger parce qu’ils connaissaient bien ces personnes qui avaient tué leur père, indiquent les voisins.

Signalons par ailleurs que ces enfants recherchés étaient au nombre de six dont trois filles et trois garçons au moment du drame; l’aîné répondant au nom d’Emmanuel Tshamala, lui aussi disparu.

Les autorités politico-sécuritairessont vivement invitées à s’impliquer pour rétablir l’ordre et la paix dans ces quartiers défavorisés de la capitale.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET