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RDC/Kinshasa : le journaliste Charles Masudi agressé par un colonel à Matonge
Charles Masudi, journaliste chez ouraganfm.com, a été copieusement tabassé, le mercredi 20 novembre 2019, par des éléments de la police à l’instigation du colonel « Karl Lewis » qui a, par ailleurs, immédiatement ordonné sa garde à vue.
Les faits se sont produits en plein cœur de Kinshasa, au quartier Matonge dans la commune de Kalamu.
Devant témoins, cet officier supérieur de la Police nationale congolaise a administré plusieurs coups de poing et de pied sur l’infortuné journaliste qu’il a trouvé entre les mains de l’un de ses gardes du corps, sans poser la moindre question sur l’identité de sa victime, moins encore sur l’infraction qu’il aurait commise.
Confusion
Après avoir secouru une dame victime d’un vol au rond-point Victoire, Charles Masudi et trois de ses confrères poursuivaient tranquillement leur route lorsqu’un groupe de badauds a surgi pour leur faire payer leur acte de générosité. Le voleur dont le butin a été dépouillé, a-t-on appris par la suite, étant leur chef de bande.
Face au quiproquo qui s’est déclenché sur le lieu, un policier, pris de panique, a voulu se servir de son arme pour disperser la foule. C’est en ce moment que le journaliste va lui demander d’user de la prudence pour » éviter à son chef de subir ce qui est arrivé au ministre provincial Dolly Makambo ». C’est cette phrase qui a mis le colonel Karl Lewis hors de lui, le poussant à réagir violemment à l’endroit du chevalier de la plume.
Ordonnant à ses policiers de torturer le journaliste, celui-ci a, dans la foulée, perdu un téléphone, deux power bank, des écouteurs Bluetooth, une somme de 50 dollars et un sac à dos contenant ses matériels de travail.
Contacté par le directeur général de Ouragan FM, le général Kasongo, patron de la police de Kinshasa, a ordonné la libération de Charles Masudi en garde à vue durant plus d’une heure.
Signalons que le colonel Karl Lewis est chargé de la boxe au sein de la Police nationale congolaise, discipline sportive que couvre quotidiennement Charles Masudi pour le compte de son média.
CONGOPROFOND.NET
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Beni sous le choc : 7 membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangese, tués dans une attaque attribuée aux ADF
La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins 7 civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026, au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté plusieurs personnes à l’arme blanche avant de poursuivre leur assaut dans d’autres parties de Ngadi », a confié un jeune résident du quartier.
Après cette première attaque, les hommes armés auraient étendu leur incursion à d’autres zones de Ngadi. Outre les six victimes dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et conduits vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.
La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des figures les plus populaires de la région. Son décès a suscité une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent une nouvelle fois la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.
Cette attaque remet en lumière les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
