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RDC/ Kinshasa : Embellissement du boulevard Lumumba, dernière arnaque de Kimbuta !

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Lancés à grande pompe par l’Agence congolaise des grands travaux, les ouvrages d’embellissement du boulevard Lumumba sont à l’arrêt.
Ces travaux consistaient à embellir les espaces verts compris entre le grand et le petit boulevard de la 1ere rue à la place de l’échangeur.

Mais sur place, l’on peut observer que la nature a commencé à reprendre ses droits. L’espace semble devenir l’ombre de lui-même.
L’on peut constater des tas d’immondices, des flaques d’eau, des herbes qui poussent partout et des caniveaux bouchés.

Les piscines aménagées pour les jets d’eau sont devenues des lieux d’habitation pour les têtards et crapauds. Les caniveaux sont bouchés par des sachets et bouteilles en plastiques.
Et dire que cela a coûté 15 millions de $ au trésor public !

Quel était le but de ce projet?

Le projet d’embellissement du boulevard Lumumba est une continuité des travaux du projet lancé depuis deux ans par Joseph Kabila, alors présidente de la République.

Ce projet consistait d’abord à aménager ce boulevard et implanter des passerelles. Puis maintenant, il servait à embellir tous les espaces libres se trouvant sur le tronçon entre la première rue et l’échangeur de Limete.

D’après le coordonnateur de ce projet, Eric Kamalandua, ils allaient planter des pelouses et 9 000 arbres le long de ce boulevard.

Une allée au milieu de cet espace sera aménagée pour les piétons.

Un coin repos était prévu avec des bancs pour permettre à ceux qui sont fatigués de se reposer.

Au pied de chaque passerelle, on devrait aménagé quelques kiosques où les piétons pouvaient s’acheter de boissons et/ou des journaux pour s’informer de l’actualité du pays
.
Un coin également était prévu pour la vente des cartes prépayées de différents réseaux de télécoms.

Qu’en est il aujourd’hui ?

Ces travaux prévus pour une durée de huit mois, à dater du mois de juin 2018, devraient s’achever au mois de janvier 2019.

Mais depuis l’avènement de Félix Tshisekedi à la présidence, plus rien. Plus personne n’en parle !

Les travaux ont été arrêtés et les engins disparus avec les ouvriers sans aucune explication.

Nous sommes allés du côté de l’architecte et coordinateur du projet Eric Kamalandua pour nous enquérir, rien. Ni l’ACGT ni l’hôtel de ville de Kinshasa nous ont fourni la moindre explication.

Interrogés à ce sujet, la population est divisée. Certains sont d’avis qu’ils fallaient achever les travaux afin de redorer l’image du boulevard Lumumba. D’autres par contre, sont d’avis qu’ils fallaient le laisser dans l’état au lieu de gaspiller inutilement l’argent du contribuable congolais.

« Ils ont chassé les maraîchers pour rien. Voici, maintenant que le lieu est abandonné devenant un repère des voleurs et des kulunas. Les gens défèquent partout et c’est la saleté. L’on doit vraiment achever les travaux sinon c’est regrettable, » a déclaré un vendeur ambulant trouvé sur le lieu.

L’hôtel de ville de Kinshasa et l’ancien gouverneur de Kinshasa doivent expliquer au peuple congolais: Où sont passés leurs 15 millions de $?

TMB/ CONGOPROFOND.NET

Santé

Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC

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Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.

Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.

Un appel mondial à l’action

Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.

Un enjeu crucial pour la RDC

Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.

Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.

Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET 

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