Connect with us

Mine

RDC : Kibali, une mine d’or de premier plan en Afrique, au cœur du développement du Haut-Uele

Avec une production de près de 674 000 onces d’or en 2025, la mine de Kibali confirme son poids dans l’industrie aurifère africaine. Implantée dans le Haut-Uele depuis 2013, elle associe exploitation minière à grande échelle, infrastructures énergétiques et investissements dans les communautés locales.

La République démocratique du Congo dispose, dans le nord-est de son territoire, d’un site minier qui occupe une place majeure dans l’industrie aurifère africaine. Située dans la province du Haut-Uele, à proximité de Doko et à environ 220 kilomètres à l’est d’Isiro, la mine d’or de Kibali figure parmi les plus importantes exploitations aurifères du continent. En 2025, elle a produit environ 673 520 onces d’or, sur une base de 100 %, confirmant son poids dans le secteur minier congolais.


Entrée en production en 2013, Kibali Gold mine est exploitée dans le cadre d’un partenariat entre trois acteurs : Barrick, qui détient 45 % du projet et en assure l’exploitation, AngloGold Ashanti, également à hauteur de 45 %, et la Société minière de Kilo-Moto (SOKIMO), entreprise publique congolaise qui détient les 10 % restants. Ce partenariat associe ainsi des opérateurs miniers internationaux à une participation de l’État congolais dans un projet stratégique pour l’industrie aurifère nationale.

La dimension de Kibali repose aussi sur ses moyens techniques. L’exploitation combine des opérations à ciel ouvert et souterraines, soutenues par des installations de traitement et des infrastructures énergétiques destinées à assurer la continuité des activités. Le site dispose notamment d’installations hydroélectriques, qui contribuent à son approvisionnement en électricité. Cette organisation technique constitue un élément important de la capacité de la mine à maintenir une production industrielle de grande ampleur dans une région éloignée des principaux centres économiques du pays.

Au-delà de la production d’or, Kibali met en avant ses investissements en faveur des communautés riveraines, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’agriculture. Selon Barrick, 41 des 44 projets financés par le fonds de développement communautaire correspondant à 0,3 % du chiffre d’affaires avaient été achevés à la mi-2025. L’entreprise indiquait également que les investissements consacrés à la mise en œuvre du cahier des charges communautaire atteignaient alors 4,8 millions de dollars. Ces initiatives visent à soutenir des infrastructures et des services utiles aux populations locales.

L’emploi constitue un autre volet de l’impact économique du site. En mai 2026, Reuters rapportait que Kibali comptait environ 7 600 travailleurs et sous-traitants. Au-delà des emplois directs, les activités minières mobilisent également des prestataires et des fournisseurs, créant des débouchés économiques autour du site. Toutefois, l’ampleur réelle des retombées locales dépend notamment de la part des emplois occupés par les Congolais, de la participation des entreprises locales aux marchés et de la pérennité des projets communautaires.

Avec près de 674 000 onces produites en 2025, Kibali illustre ainsi le potentiel de l’industrie aurifère congolaise lorsqu’elle s’appuie sur des investissements importants, des capacités techniques adaptées et un partenariat entre opérateurs privés et entreprise publique. Pour le Haut-Uele, l’enjeu consiste désormais à consolider les retombées de cette activité sur le long terme, en veillant à ce que les investissements, les emplois et les projets de développement bénéficient durablement aux communautés environnantes.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET

Copyright © 2025 Congoprofond.net