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RDC/Kenge : un journaliste victime d’un interrogatoire serré de 5 heures au gouvernorat, OLPA offusqué

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L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), organisation indépendante de défense et de promotion de la liberté de presse, est offusqué après l’interpellation d’Emile Yimbu, correspondant de CONGOPROFOND.NET à Kenge, chef-lieu de la province de Kwango, à l’Ouest de la République démocratique (RDC).

Emile Yimbu, journaliste de CONGOPROFOND.NET (site d’informations générales basé à Kinshasa) a été interpellé, le 21 juin 2019 à 10 heures (heure locale) par trois éléments de la Police nationale congolaise (PNC/Kenge) commis à la sécurité de M. Jean-Marie Peti-Peti, gouverneur de province de Kwango. C’était au moment où le journaliste répondait à l’invitation de M. André Fwampa, directeur général de la Direction provinciale des recettes de Kwango (DPRK).

Arrivé sur le lieu, le journaliste s’est retrouvé dans un guet apens et a été embarqué manu militari à bord d’une jeep de la police puis
conduit au gouvernorat de la province. Il a été soumis à un
interrogatoire serré d’environs 5 heures par un agent de l’Agence
Nationale des Renseignements (ANR/Kenge).

Le journaliste a été accusé d’avoir tenu des propos injurieux à l’endroit de l’autorité provinciale et d’avoir effectué un reportage sans accréditation préalable.

Le 19 juin 2019, le journaliste a publié un article intitulé :
« RDC : les agents de la DPRK accusent le gouverneur du Kwango de vouloir
annexer sa province au Kwilu » sur CONGOPROFOND.NET. Dans cet
article, Emile Yimbu évoque les revendications des agents et cadres de la DPRK qui contestent les dernières nominations au sein de cette régie financière.

Il a été libéré après 12 heures de privation de liberté et tous ses
effets confisqués (ordinateur, carte de service) ont été restitués.

Au regard de ce qui précède, OLPA condamne cette interpellation du
journaliste qui n’a fait qu’exercer son travail. Ceci constitue une
atteinte grave au droit d’informer et d’être informé garanti par la
loi congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs
aux droits de l’homme.

En conséquence, OLPA appelle les autorités provinciales de Kwango à
favoriser l’exercice de la liberté de presse dans cette partie du
pays.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Concession de l’UNIKAN : La ministre O’Neige Nsele casse la cession à la CNSS et désavoue le gouverneur Kambulu

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Le Gouvernement central s’est officiellement saisi du dossier controversé de la concession de l’Université de Kananga (UNIKAN), après la cession de 8 hectares de terrain à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une décision qui suscite de vives réactions dans la province du Kasaï-Central.

Dans deux correspondances signées le mardi 19 mai 2026, la ministre nationale des Affaires foncières, O’Neige Nsele Mimpa, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « cession illégale » d’une partie de la concession universitaire et a sévèrement recadré le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu.

Selon la ministre, l’acte signé le 4 mai 2026 viole plusieurs dispositions de la législation foncière en vigueur en République démocratique du Congo. Elle reproche également au gouverneur provincial de s’être immiscé dans une procédure de mutation foncière impliquant deux entités autonomes, estimant que cette démarche ne relevait pas de ses compétences légales. « Son acte de cession est illégal », insiste la ministre dans ses correspondances adressées aux autorités concernées.

Face à cette situation, O’Neige Nsele Mimpa annonce avoir instruit les services compétents de son ministère afin de rétablir la concession de l’UNIKAN dans sa configuration initiale. Elle exige également la suspension des agents fonciers impliqués dans ce dossier, en attendant l’aboutissement des enquêtes administratives annoncées.

Cette prise de position du Gouvernement central pourrait relancer le débat sur la gestion du patrimoine foncier public et universitaire dans le Kasaï-Central, où plusieurs voix s’étaient déjà élevées pour dénoncer la réduction progressive des espaces réservés à l’Université de Kananga.

Le dossier reste suivi de près par la communauté universitaire ainsi que par plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament davantage de transparence dans la gestion des concessions publiques.

Mike Tyson Mukendi

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