Actualité
RDC/Kenge : Théophile Mbemba conteste les résultats de la CENI et menace !
Le candidat Théophile Mbemba Fundu, membre du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement(Pprd), n’est pas convaincu des résultats publiés par la Ceni sur les législatives nationales pour la circonscription de Kenge/territoire. Il conteste les résultats rendus par la Ceni.
Dans une déclaration faite le 12 janvier dernier, la base Pprd/territoire de Kenge, qui soutient le professeur Théophile Mbemba, s’insurge contre le prononcé de la Centrale électorale. Elle dit ne pas comprendre comment, malgré les suffrages récoltés par le candidat n°71 et dont ils détiennent les preuves, la Ceni ne l’a pas proclamé élu.
Dans sa declaration lue à la radio, cette base somme les instances du Pprd de « tout faire pour rentrer le candidat Théophile Mbemba dans ses droits »; au cas contraire, « nous nous réservons le droit de prendre une autre option », ont-ils déclaré.
Pprd/Kenge: la base s’en prend aux instances du parti
Un communiqué a convoqué les membres du Pprd/Kenge à son siège du quartier Congo. Le lendemain, un autre communiqué officiel, émanant du maire de la ville, interdisait la marche prévue par ce parti dans la ville. Lors de la réunion de consolidation de moral du vendredi 18 janvier, un membre a reproché au même maire, lui-même membre du Pprd, de n’avoir pas respecté la procédure en la matière et surtout d’avoir démoralisé les membres qui devraient au moins répondre à l’appel de la hiérarchie.
A l’issue de cette réunion, les membres du Pprd ont arrêté quelques mesures en signe de soutien à leur candidat dans le cadre de procédures devant la Cour Constitionnelle.
Les chefs traditionnels se sont aussi mêlés. Dans un communiqué de presse rendu public le week-end dernier, une délégation des chefs traditionnels a exprimé son indignation et exigé la vérité des urnes pour le candidat Théophile Mbemba.
Selon les informations en notre possession, la procédure devant la Cours Constitutionnelle est en cours. Wait and see.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
