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Actualité

RDC/Kasumbalesa: « NGASA/FATSHI » plaide pour l’officialisation des « bilanga »

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La décision des autorités portant fermeture des « bilanga », voie illégale à la frontière avec la Zambie, suscite des réactions de la part de la population.

Pour la majorité des commerçants transfrontaliers et transporteurs, cette mesure accentue la crise dans cette ville cadette du Haut-Katanga, et renvoie au chômage plus de 5000 transporteurs.  » La fermeture hermétique des bilanga, c’est une bonne chose pour la maximisation des recettes du trésor public, mais c’est une mesure qui fait souffrir la population que nous sommes. L’État doit aussi prendre à cœur les besoins et préoccupations de la population, car, nous sommes locataires et avons des charges. Comment subvenir aux besoins de nos famille ? », s’est interrogé un transporteur abordé par CONGOPROFOND.NET

Face à cette réalité, la  » Nouvelle Génération d’Accompagnement et Soutien aux Actions du président de la République »( NGASA/FATSHI) appelle le maire de la ville, André KAPAMPA, à officialiser les bilanga pour désengorger le couloir des petits commerçants, selon l’esprit du mémo adressé à l’autorité urbaine portant la signature du coordonnateur urbain de la NGASA Kasumbalesa Maitre OSCAR TSHIYOYO, avec copie pour information à son excellence Monsieur le Président de la République et au gouverneur de province.

Pour cette structure, le gouvernement devrait crééer une autre brigade de la DGDA/bilanga pour livrer les documents officiels aux commerçants et récupérer l’argent qui échappe au contrôle de l’État.

Pour la NGASA FATSH, l’officialisation de bilanga permettra la fluidité des commerces, le désengorgement des couloirs pour permettre aux commerçants et transporteurs de respirer aussi.

Notons que cette mesure portant fermeture hermétique de la voie bilanga est interprétée de diverses manières par ses exploitants qui parlent d’un manque à gagner dans leur secteur.

Joseph Malaba Kasonga/CONGOPROFOND.NET (Kasumbalesa)

Politique

DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement

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Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.

Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois

Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.

Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.

L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.

Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.

Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !

Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.

« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.

« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.

Émile Yimbu

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