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RDC/Kasumbalesa: L’inspecteur de la DGDA invite les autorités à s’attaquer à la contrebande
Une forte délégation du ministère des Finances, de la DGDA, OCC, DGM, ANR en provenance de Lubumbashi, a effectué une visite de travail à Kasumbalesa, ville située à 90 km de Lubumbashi, le lundi 02 mars 2020.
Objectif, faire une étude approfondie sur la contrebande pour maximiser les recettes, selon la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
Après l’accueil par l’ordre opérationnel de Kasumbalesa et le comité local de sécurité conduit par le maire de la ville,
le directeur provincial de la DGDA/Haut Katanga et sa suite ont reçu des explications claires sur le fonctionnement de la contrebande appelé « Bilanga ». Une pratique qui constitue un manque à gagner pour l’État congolais.
Berly Beya, inspecteur de la DGDA/Kasumbalesa, a fait voir à sa hiérarchie les efforts fournis par la Direction générale des douanes et accisses de Kasumbalesa pour anéantir la contrebande, mais rendus nuls par la population. Concrètement,
Il s’agit de l’érection de 2 km du mur à la frontière, détruit ensuite par la population en colère, mais également le pillage des outils de l’entreprise KSB.
Pour l’inspecteur Beya, cet endroit constitue un « virus financier » pour l’État congolais, car il fait perdre beaucoup d’argents au trésor public. Voilà pourquoi il plaide pour une implication des autorités pour mettre fin à la contrebande.
Après cette étape, le directeur provincial de la DGDA a tenue une importante réunion avec l’ordre opérationnel, portant sur les voies et moyens qui vont permettre de prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin à ce phénomène.
Au sortir de cette séance, le patron provincial de la DGDA/Haut Katanga, a fait voir à la presse la mise sur pied d’une commission d’étude ayant pour travail d’approfondir cette question de la contrebande et étudier comment y résoudre.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
