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RDC/Kasumbalesa : Le phénomène « bilanga » toujours puissant
La mesure prise dernièrement par le conseil d’ordre opérationnel, sous la direction du maire de la ville de kasumbalesa, André Kapampa, de supprimer le phénomène « bilanga » ( une voie officieuse que les petits commerçants utilisent dans les transactions commerciales) à la frontière avec la Zambie, souffre d’exécution. Le trafic sur cette voie s’effectue sans inquiétude avec la bénédiction de la police qui surveille la frontière. Pourtant, cette situation fait perdre à l’État de colossales sommes d’argent qui entrent dans les poches des individus.
Pour les utilisateurs de « bilanga », les raisons d’existence de cette voie illégale, c’est de combattre la tracasserie à la piétonnière de petits commerçants transfrontaliers. Mais aussi la facture exorbitante à la déclaration des produits commerciaux.
« L’État doit revoir le montant de déclaration au couloir, voilà pourquoi nous empruntons « bilanga », car nous payons moins cher », a déclaré un cycliste, transportant les marchandises à bilanga, au CONGOPROFOND. NET.
Notons que selon une source policière à « bilanga », dans un entretien avec CONGOPROFOND, cette voie, bien que illégale, constitue un moyen facile pour les petits commerçants qui n’ont pas de fonds pour prendre la voie officielle, de bien assurer leurs trafics ».
Au couloir, par contre, c’est une inquiétude, car cet argent produit par « bien » échappe au contrôle de l’État. Cette même source propose à l’État de revoir à la baisse la déclaration des produits au couloir, mais aussi, renforcer des mesures pour combattre la tracasserie qui s’opère surtout hors couloir, par les services non reconnus.
Pour la même source, comme l’État reconnaît 4 services à la frontière, dont DGDA, DGM, OCC, Hygiène Frontière, il doit aider ces services à bien faire leur travail.
Entre-temps, le maire de la ville continue de frapper dur pour éradiquer le phénomène « bilanga » qui a la peau dure à Kasumbalesa.
Selon un observateur, acteur de la société civile, l’État doit agir en acte et non en parole.
Pour rappel, lors de la visite à Kasumbalesa d’une délégation du ministère de l’ Economie, des décisions sévères avaient été prises pour la fin de ce phénomène qui bénéficie de la bénédiction sans faille de la police de frontière, mais la matérialisation demeure difficile.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET ( KASUMBALESA)