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RDC/Kasumbalesa : Le phénomène « bilanga » toujours puissant

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La mesure prise dernièrement par le conseil d’ordre opérationnel, sous la direction du maire de la ville de kasumbalesa, André Kapampa, de supprimer le phénomène « bilanga » ( une voie officieuse que les petits commerçants utilisent dans les transactions commerciales) à la frontière avec la Zambie, souffre d’exécution. Le trafic sur cette voie s’effectue sans inquiétude avec la bénédiction de la police qui surveille la frontière. Pourtant, cette situation fait perdre à l’État de colossales sommes d’argent qui entrent dans les poches des individus.

Pour les utilisateurs de « bilanga », les raisons d’existence de cette voie illégale, c’est de combattre la tracasserie à la piétonnière de petits commerçants transfrontaliers. Mais aussi la facture exorbitante à la déclaration des produits commerciaux.

« L’État doit revoir le montant de déclaration au couloir, voilà pourquoi nous empruntons « bilanga », car nous payons moins cher », a déclaré un cycliste, transportant les marchandises à bilanga, au CONGOPROFOND. NET.

Notons que selon une source policière à « bilanga », dans un entretien avec CONGOPROFOND, cette voie, bien que illégale, constitue un moyen facile pour les petits commerçants qui n’ont pas de fonds pour prendre la voie officielle, de bien assurer leurs trafics ».

Au couloir, par contre, c’est une inquiétude, car cet argent produit par « bien » échappe au contrôle de l’État. Cette même source propose à l’État de revoir à la baisse la déclaration des produits au couloir, mais aussi, renforcer des mesures pour combattre la tracasserie qui s’opère surtout hors couloir, par les services non reconnus.

Pour la même source, comme l’État reconnaît 4 services à la frontière, dont DGDA, DGM, OCC, Hygiène Frontière, il doit aider ces services à bien faire leur travail.

Entre-temps, le maire de la ville continue de frapper dur pour éradiquer le phénomène « bilanga » qui a la peau dure à Kasumbalesa.

Selon un observateur, acteur de la société civile, l’État doit agir en acte et non en parole.

Pour rappel, lors de la visite à Kasumbalesa d’une délégation du ministère de l’ Economie, des décisions sévères avaient été prises pour la fin de ce phénomène qui bénéficie de la bénédiction sans faille de la police de frontière, mais la matérialisation demeure difficile.

Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET ( KASUMBALESA)


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Kibali Gold Mine : Dr Mark Bristow dévoile les défis de l’an 2023 

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Le leadership de la société d’exploitation d’or Kibali Gold Mine a animé, ce lundi 30 janvier 2023, sa 47ème conférence de presse trimestrielle afin d’éclairer l’opinion publique sur ses activités en RDC. 

En somme, a rappelé Dr Mark Bristow, les investissements de Kibali en RDC, depuis 2009 à ce jour, dépasse les 4,4 milliards de dollars américains. A l’en croire, la plus grosse part, soit 2,36 milliards USD, a été consacrée au paiement aux entrepreneurs et fournisseurs. 1,21 milliard USD a permis de payer les redevances, impôts et permis d’exploitation. Quant aux salaires, ils ont bénéficié d’une enveloppe de plus de 610 millions USD, alors que 194,7 millions USD ont permis de construire des infrastructures et de soutenir les communautés locales.

Fort de ses solides performances et réalisations de 2022, Kibali va continuer, en 2023, à se concentrer sur l’extension de la durée de vie de la mine de Kibali avec des programmes d’exploration et de conversion des ressources de classe mondiale à Kibali.

Cette société, affirme son numéro 1, poursuivra, durant cette nouvelle année, l’exploration pour des réserves supplémentaires afin de remplacer les ressources épuisées.

Elle tient à augmenter l’automatisation au sein de sa mine souterraine avec l’installation du Multi-Lite à tous les niveaux de la mine souterraine.

Kibali promet de poursuivre le perfectionnement professionnel des Congolais afin d’augmenter le nombre de dirigeants et techniciens nationaux.

Il va compléter le PAR (Plan de Réinstallation) Kalimva/lkamva et développer des programmes économiques alternatifs dans les zones de Watsa/Durba et étendre son partenariat avec les agences de développement (USAID, GIZ).

 » Nous allons renforcer notre partenariat avec les entrepreneurs locaux et dynamiser la frontière économique déjà établie et continuer à établir des partenariats avec les communautés et maintenir notre licence sociale d’exploitation », a conclu le Dr Mark Bristow.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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