Actualité
RDC/Kasumbalesa : le maire André Kapampa dément une incursion de Bakata Katanga
La ville de Kasumbalesa a connu une nuit agitée ce mardi 23 juin 2020 vers 3 heures du matin. Les habitants de la cellule Sous-station ont alerté sur une incursion des Maï Maï BAKATA KATANGA à partir de la frontière RDC-ZAMBIE.
Une alerte générale a été lancée et la population a passé toute la matinée dehors pour observer l’évolution de la situation.
Informées, les forces de l’ordre ont pris le contrôle de la frontière jusqu’au grand matin.
Tôt le matin vers 5 heures, la population a pris d’assaut les artères de la ville, avec des bâtons en mains, scandant des slogans contre tout plan de division dans le Haut Katanga, en général et Kasumbalesa en particulier. Une marche de 12 km a été effectuée par les marchands. » Nous condamnons avec la dernière énergie la démarche de nos frères, qui trouvent utile prendre la voie de division. Nous invitons, par notre marche, les Congolais à l’unité et la cohésion nationale pour le développement de notre pays. Nous allons barrer route à tout celui qui trouvera la division comme sont gagne-pain », déclare un marchand.

Joint au téléphone par votre rédaction, le maire de la ville de Kasumbalesa, André KAPAMPA, invite ses administrés au calme, tout en précisant que la situation est sous contrôle des forces de l’ordre. Pour lui, l’incursion de BAKATA KATANGA est une spéculation. Officiellement selon lui, Kasumbalesa n’a pas connu l’incursion de BAKATA KATANGA, mais c’est une insécurité des bandits qui ont pris le contrôle des plusieurs coins de la ville.
La situation est redevenue normale avec l’intervention de la police. » Nous avons fait face non aux Maï-Maï, mais aux bandits criminels de chaque jour. La population a cédé seulement aux bruits sur les réseaux sociaux, annonçant le chaos aux ressortissants d’une province. Nous sommes instruits pour mettre de l’ordre par les autorités nationales. Nous n’accepterons jamais la matérialisation d’un plan tendant à déstabiliser nos institutions », souligne André KAPAMPA KAMWANYA.
Notons que le climat est resté tendu mais sous contrôle de la police jusqu’au début d’après-midi.
JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
