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RDC/Kasangulu : Mfumu Difima installe le comité territorial des autorités traditionnelles

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Le nouveau comité de l’Association nationale des autorités traditionnelles du Congo (ANATC) du territoire de Kasangulu, dans la province du Kongo central, a été installé le mercredi 17 juillet, par Sa Majesté Mfumu Difima Bolls, secrétaire général de l’ANATC. Cette cérémonie grandiose a connu la participation de plusieurs chefs traditionnels venus de différents coins de la République, notamment du Grand Kasaï, du Grand Bandundu, de la ville de Kinshasa…


Le nouveau comité de l’ANATC/Kasangulu se présente de la manière suivante : le chef Madiampamba est élu président ; Nkongolo vice-président ; Nsinga secrétaire ; Masamba rapporteur ; Mme Mpelekele trésorière ; et Kingabi trésorier adjoint. Cette nouvelle équipe travaillera avec un collège de conseillers.


« Tous ces membres de comité que j’installe aujourd’hui ont été élus librement par leurs pairs à l’issue d’une assemblée générale élective; je ne m’y suis impliqué ni de près ni de loin », a précisé Mfumu Difima.

En présence de Mme l’Administrateur de territoire, Isabelle Nkusu Ntemo, ainsi que des personnalités civiles et militaires du territoire, le
secrétaire général de l’ANATC a transmis un message de paix et de réconciliation. « Le nouveau comité que nous avons installé a un seul devoir, à savoir veiller sur les populations, car, ce sont les autorités traditionnelles qui protègent leurs peuples contre des attaques de tous genres », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « Pour que Kasangulu redevienne fort, il faudra que les chefs traditionnels se lèvent ; c’est auprès d’eux que les autorités politiques puiseront leurs forces d’agir ».

S’adressant à la population de Kasangulu venue nombreuse à cette cérémonie inédite, Mfumu Difima a surtout eu des mots justes, mais sévères pour mettre en garde tous les fauteurs de troubles au sein du territoire de Kasangulu. « Que celui qui viendra chez nous pour détruire même un petit morceau de notre terre, qu’il y entre mais ne sorte plus », a-t-il exhorté les nouveaux membres du comité ainsi que
les notables à qui revient la charge de veiller de façon spirituelle et mystique à la vie de la population locale.


Afin d’éradiquer le regain d’insécurité qui sévit dans le territoire de Kasangulu, Mfumu Difima a demandé à la population de collaborer avec leurs autorités traditionnelles et surtout dénoncer des inciviques qui viennent semer la désolation au sein des communautés
locales.

Mais, il a également mis en garde quiconque se hasarderait à braver l’interdiction de la vente illicite et anarchique des terres de carrière sur l’ensemble du territoire, signée le 15 juillet par l’ administrateur de territoire. « Si nous n’y prenons garde, des clans vont disparaitre au profit des exploitants et Kasangulu deviendra la 25ème commune de Kinshasa », a-t-il prévenu.


Pour sa part, le président du nouveau comité de l’ANATC/Kasangulu, a placé son mandat sous le signe de la paix.

Après avoir épinglé des maux qui rongent cette partie du territoire national – l’insécurité, la faim, la vente anarchique des terres – le chef Madiampamba a invité le chef de l’État à s’impliquer personnellement dans la résolution de l’insécurité à Kasangulu, où la moindre escarmouche peut dégénérer en
conflit ouvert.

Rich Ngapi/CONGOPROFOND.NET

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Haut-Uélé : À l’Assemblée nationale, le député Jean-Marc Mambidi sonne l’alarme sur le drame sécuritaire et humanitaire de Watsa

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Le député national Jean-Marc Mambidi a porté à la tribune de l’Assemblée nationale le cri de détresse des populations du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uélé. Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire, l’élu a interpellé le Gouvernement sur les violences récurrentes qui plongent les habitants dans un climat de peur et d’incertitude. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de ses multiples alertes en faveur d’une réponse plus énergique des pouvoirs publics.


Une crise humanitaire aux lourdes conséquences

Au-delà des questions sécuritaires, Jean-Marc Mambidi a mis en lumière les conséquences humanitaires de cette instabilité. Les déplacements des populations, les difficultés d’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux activités économiques fragilisent davantage les communautés locales. Selon le député, l’urgence n’est plus seulement de contenir les violences, mais également de mettre en place une assistance adaptée aux besoins des populations affectées.

Un plaidoyer pour une intervention rapide de l’État

Face à cette situation, l’élu de Watsa a appelé les autorités nationales à prendre des mesures immédiates pour restaurer la sécurité et protéger les populations civiles.

Il a insisté sur la nécessité d’un renforcement des dispositifs sécuritaires, d’une meilleure coordination des interventions sur le terrain et d’un accompagnement humanitaire conséquent afin d’éviter une aggravation de la crise.

L’Assemblée nationale interpellée sur son devoir de vigilance

Par cette intervention, Jean-Marc Mambidi rappelle également le rôle de contrôle et d’alerte dévolu aux députés nationaux. Son plaidoyer vise à mobiliser la représentation nationale autour des défis auxquels fait face le territoire de Watsa et, plus largement, les zones affectées par l’insécurité dans l’Est et le Nord-Est de la RDC.

À travers cette alerte, il appelle à une mobilisation collective afin que les préoccupations des populations ne restent pas sans réponse et que des solutions durables soient apportées à cette crise.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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