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RDC/Kasai oriental : un réseau mafieux de plus de 12 ans à la division des Anciens combattants démantelé

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Un réseau mafieux entretenu pendant plus de 12 ans à la division des Anciens combattants a été démantelé par Jean Maweja Muteba, gouverneur du Kasaï Oriental.

Selon la cellule de communication du gouvernorat, le solde en reliquat qui s’est dégagé, après l’encadrement de la paie à la division des Anciens combattants pour les mois de mars et avril, est évalué à 96% de l’enveloppe totale décaissée pour le compte de cette division.

C’est le rapport de la mission d’enquête diligentée par Maweja Muteba au sein de la division provinciale des Anciens combattants.

« Après le démantèlement du réseau mafieux, fruit de la complaisance de gestion opaque de la province pendant une douzaine d’années, des responsabilités sont entrain d’être rétablies administrativement et la justice s’est saisie du dossier. L’Etat des #droits de @fatshi13 en marche https://t.co/45u9f6kNx0 », a tweeté le gouverneur Maweja Muteba.

Il ressort de ce rapport ce qui suit:

« 290 personnes sur un effectif de 10.050 ont été payées en mars. Sur l’enveloppe de 99.505.344 Fc, la paie effective a été de 2.895.578 Fc soit 2,90% de l’enveloppe globale allouée au code 0663. Le reliquat est de 96.636.766fc ».

Au code 0261, la paie de mars révèle que 70 personnes sur un effectif de 298 ont été payées.

La paie effective est de 665.790 Fc sur une enveloppe de 2.830.868 Fc, ce qui donne un reliquat de 2.165.078 Fc.

L’encadrement de la paie du mois d’avril 2020 est en cours à la même division des anciens combattants, aux codes 0663 et 0261.

Les données déjà disponibles au code 0663 révèlent que le reliquat est de 95,4% de l’enveloppe globale destinée à ce code pour le mois d’avril, soit 95.501.944 Fc. »

Pendant que les responsabilités sont entrain d’être rétablies, la justice s’est saisie du dossier et poursuit les investigations.

“Des têtes sont entrain de tomber et des têtes vont davantage tomber”, a rassuré Maweja Muteba.

Il a promis de poursuivre le processus d’encadrement de la paie dans les autres divisions et les services techniques et territoriales déconcentrés oeuvrant en province.

« Dommage que ces antivaleurs soient encadrés pendant toutes ces 12 années de gestion calamiteuse. Stop #détournement des deniers publics, les têtes sont entrain de tomber. Je vais déboulonner ce système mafieux. Je vous le promets. Le train est en marche.@fatshi13 , @PrimatureRDC https://t.co/HI00AdTDqp »

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

Santé

Kongo-Central : Luozi face à la résurgence du choléra, 18 cas confirmés !

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Le territoire de Luozi, dans la province de Kongo-Central est de nouveau frappé par une flambée de choléra. Le médecin directeur de l’hôpital général de référence de Luozi, le Dr Flodin Muimba, l’a confirmé, dimanche 15 mars 2026.

Cette annonce a été faite au cours du culte dominical de la 23è CEC, paroisse centrale. Selon le médecin directeur, 18 cas ont déjà été enregistrés. Cette résurgence ravive les inquiétudes dans l’ensemble du territoire régulièrement exposé à cette maladie d’origine hydrique.

Une menace persistante dans un territoire frontalier au Congo Brazzaville

Le choléra, infection diarrhéique aiguë causée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, reste une menace récurrente dans les zones riveraines du fleuve Congo. À Luozi, l’accès limité à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement favorise la propagation rapide de l’épidémie.

« Nous avons enregistré 18 cas confirmés de choléra jusqu’à hier dimanche 15 mars. Nos équipes sont mobilisées pour contenir la propagation, mais les moyens restent limités », a déclaré le médecin directeur de l’hôpital général de référence de Luozi.

Et, d’ajouter : « la situation exige une réponse urgente pour éviter une extension vers les villages voisins ».

Facteurs aggravants la situation du choléra à Luozi

À notre avis, les facteurs tels que la consommation d’eau du fleuve non traitée, le manque de latrines dans certains quartiers et villages et d’assainissement adéquat et les déplacements fréquents des populations entre Luozi et les zones environnantes souvent touchées par le choléra seraient les facteurs qui aggravent la situation et la résurgence de cette maladie dite de mains sales.

« Ces conditions, croyons-nous créent un terrain propice à la multiplication des cas, surtout parmi les enfants et les personnes âgées », dévoile un acteur de la société civile de Luozi.

Réponse locale face à cette épidémie

Face à cette menace, l’hôpital général a mis en place un centre de traitement du choléra. Des campagnes de sensibilisation sont menées pour encourager la consommation d’eau bouillie ou chlorée. Les autorités locales appellent à l’appui des partenaires humanitaires afin de renforcer les stocks de sels de réhydratation et d’antibiotiques.

Impact négatif sur la population

Dans les villages riverains, la peur grandit. Les familles craignent pour leurs enfants et redoutent une paralysie des activités économiques, notamment la pêche et le petit commerce.

La résurgence du choléra menace ainsi non seulement la santé publique, mais aussi la stabilité sociale et économique de Luozi.

Ce qu’il faut faire à long terme

La flambée actuelle rappelle l’urgence d’investir dans l’eau potable et l’assainissement. Au-delà de la réponse médicale immédiate, c’est une question de développement durable et de prévention à long terme. Luozi, comme d’autres territoires du Kongo-Central, illustre combien la lutte contre le choléra reste un défi majeur pour la République démocratique du Congo.

Avec le trafic régulier des personnes dans le territoire de Songololo, il n’est que question d’heure pour l’épidémie soit déclarée.

Laver les mains à chaque moment reste le geste idéal pour éviter le choléra.

Mfumu DIASILUA K.

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