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RDC/Kasaï : la faible couverture vaccinale à la base de la recrudescence de la polio et du rougeole
Le marché central de Kamalenge dans la commune de Kanzala, ville de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasai, a servi de cadre ce jeudi 18 avril 2019 au lancement officiel, par le gouverneur du Kasaï, de la campagne de vaccination contre la poliomyélite couplée à la riposte contre la rougeole et l’enregistrement des naissances dans certaines zones de santé de cette province.
L’activité s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée provinciale, de quelques députés provinciaux, des membres du gouvernement provincial, des autorités politicoadministratives et des forces vives.
Selon le chef de division provincial de la Santé, plus de 4177 cas suspects de la rougeole avec plus de 177 décès sont enregistrés au Kasaï depuis le début de l’année 2019. « C’est trop ! », s’est exclamé URBAIN Mekanda.
À cette épidémie de la rougeole, il faut ajouter l’épidémie de poliomyélite qui sévit aussi au Kasaï. D’après les partenaires, OMS et UNICEF, un cas de poliomyélite est confirmé au mois de mars dernier à Kabilengu, localité du territoire de Tshikapa par le fait que beaucoup d’enfants ne sont pas vaccinés, affirment les partenaires. Le gouverneur de province atteste cette déclaration des partenaires et ajoute que la faible couverture vaccinale, les récentes atrocités de la milice Kamuena Nsapu, les frontières avec l’Angola, la rupture des stocks en vaccins sont autant des raisons à la base de la résurgence des épidémies au Kasaï.
Les efforts sont consentis par le gouvernement de la République pour mettre un terme à ces épidémies, a précisé Marc Manyanga Ndambo. Le gouverneur du Kasaï invite les parents à faire vacciner tous les enfants.
Cette campagne a été ponctuée par une pièce de théâtre résumant l’importance de la vaccination jouée par les acteurs de la radio KHRT.
Tout s’est clôturé par l’administration des vaccins aux enfants dans les ménages par le gouverneur et le président de l’Assemblée provinciale. » Vacciner, c’est aimer, vacciner c’est protéger… », ont-ils tous déclaré.
Laurent Lukengu/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
