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RDC/Kasaï central : la route Kalamba Mbuji très délabrée, Martin Kabuya indexé !
Le trafic sur la route Kalamba Mbuji est aux arrêts depuis trois semaines. Une cinquantaine de véhicules poids-lourds sont bloqués à la rivière Lueta à cause du pont qui s’est coupé. Des opérateurs économiques accusent le gouverneur du Kasaï central d’inaction.
En effet, certains passagers n’hésitent pas d’attribuer ce malheur au gouverneur qui ne sait ni protéger et ni réhabiliter cette route après le départ des Chinois. » Nous payons à chaque passage 300$ par véhicule. Cet argent est sensé permettre la réhabilitation de cette route. Elle est la seule qui facilite le trafic entre l’Angola et quelques provinces du Grand Kasaï. Nous regrettons cette léthargie des autorités « , explique un chauffeur d’un véhicule poid-lourd.
Soulignons que certains passagers ont passé 21 jours aux bords de cette rivière où il n’y a ni toilette ni à manger.
» Nous ne savons pas traverser parce que le pont est coupé. Je ne sais pas pourquoi les Chinois ont été chassés ! Ces gens amenagaient régulièrement cette route grâce à la taxe sur le péage perçue. Chose étonnante, nous avons sur notre trajet deux postes de péages. Nous payons régulièrement, mais rien n’est fait ! », s’exclame cet autre chauffeur visiblement affaibli par la faim.
La société civile du coin a commencé à tirer la sonnette d’alarme sur le risque d’une épidémie.
» Toutes ces personnes que vous voyez ici, n’ont pas des toilettes. Leur présence prolongée risque de créer des maladies, nous demandons aux autorités de trouver solution à ce problème », a expliqué un acteur de la société civile sous l’anonymat.
Rappelons-le, il y a deux mois environ, le gouverneur du Kasaï central a ouvert une guerre acharnée contre la société chinoise Crec 7, qui avait gagné le marché de construire cette route. Le gouverneur Kabuya a reçu à faire partir les ingénieurs et agents de cette société commis pour l’aménagement et la réhabilitation de cette route d’une grande importance. Une situation qui a créé des mésententes entre les deux parties. Depuis lors, c’est la régie financière provinciale qui perçoit les taxes de péage. Les usagers de cette route déplorent la dégradation de la route et en appellent à une solution rapide.
PAULKA/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
