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RDC/Kasaï central : 8 ministres nommés, une femme !
Le gouvernement KABUYA est enfin connu depuis la soirée de ce vendredi 24 mai. Cette équipe est composée de 10 membres dont 2 secrétaires exécutifs.
Contrairement au précédent gouvernement qui comptait 3 femmes sur 10 ministres, la nouvelle équipe gouvernementale n’a retenu seulement qu’une seule femme.
Une actrice de la société civile avait pourtant appelé, la veille, le nouveau gouverneur à pouvoir nommer au moins 3 femmes dans son gouvernement. Un voeu pieux. » J’ai demandé au gouverneur de penser aux femmes dans la composition de son gouvernement. Je voudrais que les femmes soient représentées à 30% », avait expliqué Nathalie KAMBALA de l’asbl FMDK sur des chaines locales.
D’après l’arreté, Tharcisse Kabatusuila Mbuyamba est nommé ministre de l’administration du territoire, ordre public, décentralisation, Affaires coutumières, coopération interprovinciale et régionale et relations avec l’Assemblée provinciale; Corneille Kabamba Manongo est ministre du Plan, infrastructures et travaux publics pendant que Jeannine Ngalula Tshipamba est en charge des Finances, économie, commerce et TNTIC.
Les mines, énergie et ressources hydrauliques ont été confiées à Thierry Mulumba Mpandajila; Maurice Mubiayi Buabua s’occupe dela Santé, action humanitaire, genre, famille et enfants tandis que l’Education, recherches scientifiques sports et initiation à la nouvelle citoyenneté ont été confiés à Bernard Kasawu Ikonku .
Godefroid Mubiayi Nzemba s’occupera de la Justice, fonction publique, emploi et prévoyance sociale alors que Blaise Lumpungu Muinisaka est chargé du budget, industrie, transport et voies de communication.
Sur le même arrêté lu par Grégoire Ngalamulume Tshiebue, nouveau directeur de cabinet du gouverneur du Kasaï central, Jean-Claude Mupompa Ngalamulume a été nommé secrétaire exécutif du gouvernement provincial et Dieudonné Ntambwe Muanza, secrétaire exécutif adjoint du gouvernement Kabuya.
Pendant la journée, le gouverneur avait déjà nommé son directeur de cabinet .
MUABILAYI/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
