Actualité
RDC- Karaté-do : la FEKACO organise un Open à Bukavu
Après son avènement à la tête de la Fédération du Karaté-do du Congo, le comité Freddy L’a Kombo multiplie des activités pour faire revivre cette discipline longtemps menacée par des conflits internes. Ce dimanche 07 février, ce nouveau comité élu était en face des chevaliers de la plume, au restaurant Fleurs de Lys dans la commune de la Gombe pour annoncer les débuts des activités qui coïncide avec l’organisation d’un Open.
En effet, la FEKACO a jugé bon de lancer les activités de la saison 2021 à Bukavu, dans la province de Sud-Kivu, le 14 février prochain. Cet événement sera précédé de l’organisation d’un Open International toujours dans la même province, soit du 13 au 14 février de l’année en cours.

« Il a plu au bureau exécutif de choisir la province de Sud-Kivu pour lancer la saison et organiser les championnats nationaux qui sont précédés par l’Open de Bukavu. Nous n’irons pas à Bukavu juste pour un discours de lancement de la saison, nous irons également pour l’Open de Bukavu. Le comité organisateur a lancé les invitations à toutes les ligues. Les championnats nationaux seront organisés du 21 au 27 juin prochain, nous allons là-bas également pour un état de lieu et prendre des dispositions pratiques pouvant permettre que ces championnats nationaux se déroulent dans les conditions optimales », a expliqué Freddy L’a Kombo, entouré de son vice-président, Freddy Tshingej. Le secrétaire général et son adjoint également y étaient présents.
Notons qu’après ce lancement de saison et les championnats nationaux, la Fédération de Karaté-do du Congo va organiser du 01 au 04 juillet à Goma, le tournoi de l’amitié de la région des Grands Lacs qui va regrouper 6 pays de cette contrée.
Notons que la FAKACO veut également accompagner le mandat du président de la RDC qui vient d’accéder à la tête de l’Union Africaine, dans son volet culturel et sportif en organisant un tournoi international.
Pour rappel, le Karaté sera pour la première fois aux Jeux Olympiques, et la Fédération du Karaté-do du Congo s’y prépare déjà pour avoir des athlètes compétitifs afin de faire bonne figure à ces Jeux Olympiques 2022.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Politique
DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement
Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.
Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois
Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.
Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.
L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.
Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.
Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !
Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.
« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.
« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.
Émile Yimbu
