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RDC/Karaté-do : la clôture du mois de la femme célébrée avec faste

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À l’occasion de la clôture du mois de mars dédié aux Droits de la femme célébré, cette année 2021, sous le thème de « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID-19″, la Fédération de Karaté-do du Congo que dirige Me Freddy L’a Kombo, a organisé, ce mercredi 31 mars au restaurant Villa Royale, une réception en faveur de ses athlètes féminins. Objectif : honorer la femme sportive, particulièrement les athlètes féminins de Karaté-do du Congo.

En effet, selon la fédération, la femme Karatéka doit avoir une place dans l’échiquier sportif national. « Nous avons dit que sur notre mandat nous allons redynamiser les activités, c’est-à-dire aussi associer la dame karaté dans ce que nous faisons. C’est ainsi que nous nous sommes arrangés pour avoir ce jour du 31 mars pour que nous essayons d’honorer l’athlète karaté dame. Nous sommes fiers de vous. Vous méritez l’attention de notre comité exécutif. Au mois de mars de l’année prochaine, nous allons organiser un tournoi des dames pour ainsi promouvoir le genre et susciter de l’émulation chez toutes les dames du pays ». Tel est le message du président de la Fédération, Me Freddy L’a Kombo aux athlètes.

Pour rappel, la Fédération de Karaté-do du Congo a lancé ces activités de l’année 2021 depuis le mois de février dernier, à travers un gala que la ville de Bukavu avait accueilli. Un tournoi des pays des Grands Lacs est prévu à Goma au mois d’avril prochain. Plus de 10 pays sont invités et attendus.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Kananga : à la rivière Nganza, le lavage des motos devient une école d’entrepreneuriat pour les jeunes

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À la rivière Nganza, située à Kananga, une scène devenue familière se répète chaque jour. Des dizaines de jeunes, âgés de 14 à 35 ans, s’activent sans relâche autour des motos et des véhicules qu’ils nettoient du matin au soir, du lundi au dimanche.

Dans un contexte marqué par le manque d’emplois formels, cette activité de lavage d’engins motorisés s’impose comme une véritable bouée de sauvetage économique. Elle permet à ces jeunes non seulement de subvenir à leurs besoins quotidiens, mais aussi d’envisager un avenir plus stable.

La débrouillardise comme moteur de survie

Munis de seaux, de chiffons et d’une détermination sans faille, ces jeunes ont transformé les abords de la rivière en un espace de travail dynamique. Ici, pas de contrat ni de sécurité sociale, mais une volonté commune de s’en sortir par leurs propres moyens.

Les revenus journaliers oscillent entre 10 000 et 15 000 francs congolais, avec des variations selon l’affluence et la « chance du jour ». Une somme modeste, mais souvent suffisante pour couvrir les besoins essentiels.

Portrait : Junior XL, symbole d’une réussite progressive

Parmi ces jeunes figure Junior XL, un prénom devenu presque une marque sur les lieux. Marié et père de deux enfants, il exerce cette activité depuis 2019. Ce travail, qu’il qualifie lui-même de « débrouillardise », lui a permis de construire son foyer et d’assumer ses responsabilités familiales.

« Grâce à ce travail, j’ai pu me marier et organiser ma vie », confie-t-il avec fierté.

La solidarité financière à travers les ristournes

Au-delà du travail individuel, une organisation collective renforce leur résilience économique. Junior XL participe à une ristourne, un système d’épargne communautaire, avec une contribution journalière de 5 000 francs congolais.

Cette pratique, très répandue dans les milieux informels, permet aux membres de disposer, à tour de rôle, d’un capital plus important pour investir ou faire face à des imprévus.

Diversification des revenus : un pas vers l’entrepreneuriat

Grâce aux fonds issus de cette ristourne, Junior XL a franchi une étape supplémentaire en ouvrant un petit restaurant pour son épouse, toujours à proximité de la rivière.

Avec un sens aigu du commerce, il oriente régulièrement ses clients vers ce point de restauration. Une stratégie simple mais efficace : après le lavage de leurs motos, certains deviennent aussi consommateurs, contribuant ainsi à faire prospérer l’activité familiale.

Des ambitions au-delà du lavage

Malgré les difficultés, Junior XL ne manque pas d’ambition. Son objectif à moyen terme est d’acquérir une moto neuve afin de se lancer dans le transport en commun et diversifier ses sources de revenus.

Comme lui, de nombreux jeunes de la rivière Nganza nourrissent l’espoir de transformer cette activité de survie en un véritable tremplin vers l’entrepreneuriat.

Un secteur à encadrer pour maximiser son impact

Si cette activité constitue une réponse concrète au chômage des jeunes, elle reste informelle et peu structurée. L’absence d’encadrement, d’infrastructures adéquates et de mesures d’hygiène pose plusieurs défis.

Un accompagnement des autorités locales ou d’organisations de développement pourrait améliorer les conditions de travail, accroître les revenus et transformer ces initiatives en véritables micro-entreprises.

À Kananga, le lavage des motos à la rivière Nganza dépasse le simple cadre d’un petit métier. Il incarne la résilience, l’ingéniosité et l’esprit entrepreneurial d’une jeunesse déterminée à se frayer un chemin vers un avenir meilleur, malgré les contraintes économiques.

Mike Tyson Mukendi

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