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RDC/Kananga: marche de colère contre les Chinois, plusieurs blessés !
RDC/Kananga: marche de colère contre les Chinois, plusieurs blessés !
Des jeunes de la ville de Kananga ont manifesté, ce jeudi 28 avril 2019, contre l’octroi du marché des travaux du tronçon Kananga – lac Mukamba aux Chinois.
Plusieurs d’entre eux ont confié à CONGOPROFOND.NET que ces Chinois maltraitent les autochtones chaque fois qu’ils travaillent avec eux. » Nous ne voulons pas de la présence des Chinois chez nous. Ils nous maltraitent chaque fois. Nous voulons que l’Office de routes exécutent ces travaux afin que nous soyons engagés. Nous sollicitons auprès du gouverneur son implication pour l’embauchage des jeunes que nous sommes… », ont-ils expliqué.
Arrivés au bureau de l’Office de routes, ces jeunes ont caillassé les vitres des bus de la société TRANSKAC. Cherchant à forcer la porte pour entrer sur le site de cette société, une dizaine d’entre eux sont tombés. Dans la foulée, des blessés grave ont été signalés.
Le vice gouverneur et gouverneur ad intérim qui les a reçu à l’esplanade du bâtiment administratif à leur arrivée, a d’abord annoncé la prise en charge des blessés, puis promis de s’impliquer dans cette affaire. » Je vous exhortenau calme. Je vais faire parvenir vos désidératas auprès de la hiérarchie. Mais en ce qui concerne le recrutement à l’Office des routes, on ne prendra pas tout le monde. Il y a des critères. Il faut répondre à ces critères là. Ceux qui vont rester seront engagés à l’Office des voiries et drainages (OVD) », a expliqué Manix Kabuanga .
Il y a quelques jours, le vice-gouverneur et gouverneur ad intérim du Kasaï central venait de lancer les travaux de réhabilitation des routes dans le cadre du programme d’urgence de 100 jours du chef de l’État. Quatre projets sont retenus. Il s’agit de Kananga-Tshikapa, Kananga, Kalamba-Mbuji et Kananga-Lac Munkamba. Quelques autres trônçons seront aussi réhabilités.
Jeff MBUYI/CONGOPROFOND.NET
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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
