Actualité
RDC : Kamanda Wa Kamanda Muzembe, Rachel Kitsitsa, Jasbey Zegbia… Voici le nouveau comité de l’UNPC
La fumée blanche est apparue à 07h heure de Kinshasa ce vendredi 20 septembre 2024, après des élections très attendues au sein de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC).
Kamanda Wa Kamanda Muzembe, figure emblématique du journalisme congolais avec une carrière marquée à la télévision nationale et à Radio France Internationale (RFI), a été élu président. Il devra relever de nombreux défis, notamment la régulation du secteur médiatique et l’amélioration du professionnalisme au sein de la presse congolaise.
Aux côtés de Kamanda, Cyril Kileba, éditeur en chef de The Post et président de l’Association Nationale des Éditeurs des Journaux du Congo (ANECO), a été élu vice-président. Cette nomination symbolise un renforcement du leadership de la presse écrite congolaise au sein de l’UNPC.
Le poste de 2e vice-président revient à Marianne Mujing Yav Muland, après que son rival Valery Mukosasenge s’est retiré de la course, consolidant ainsi sa place au sein de la nouvelle équipe dirigeante.
Jasbey Zegbia, quant à lui, conserve son poste de secrétaire général, montrant la confiance renouvelée des membres de l’UNPC dans sa gestion. Gino Rehema, avec 65 voix, a remporté le poste de conseillère, battant Michèle Makonko.
Enfin, Rachel Kitsita la seule candidature des médias en ligne a été élue trésorière générale, avec une victoire éclatante de 90 voix contre 45 pour Sylvie Bongo. Son élection conforte l’importance de la transparence financière dans la gestion de l’organisation.
Cette nouvelle équipe sera confrontée aux nombreux défis que traverse la presse congolaise, notamment en termes de liberté d’expression, de régulation des médias et de professionnalisme. La communauté journalistique attend avec impatience les premiers pas de cette nouvelle direction.
Petit Ben Bukasa/ Lesmedias.net
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
