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RDC/Kalemie: les prisonniers ont voté au Centre de l’institut Tupendane au quartier Kayaki 1

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Les opérations de trois élections qui se sont déroulées depuis ce dimanche matin dans la ville de Kalemie, ont connu un engouement des électeurs à travers différents bureaux de la CENI du chef-lieu de la province du Tanganyika.

Les pensionnaires de la prison centrale de cette ville ont été acheminés vers le centre de l’institut Tupendane situé sur la route Makala au Quartier Kayaki 1 où ils sont allés remplir leur droit civique. Ils sont sortis de différents bureaux contents et satisfaits d’ avoir pu voter leurs candidats.

Signalons que le gouverneur du Tanganyika, Richard Ngoy Kitangala s’est rendu à Kongolo, territoire situé à plus de 350 km du chef-lieu de la province, pour voter, alors qu’il est, lui-même, candidat à la députation nationale dans cette entité électorale.

Pour ce qui concerne le déroulement des opérations électorales dans les six territoires de Kalemie, notamment Kabalo, Kongolo, Manono, Moba et Nyunzu, leurs administrateurs ont fait savoir qu’elles se sont passées sans beaucoup de problèmes.

Le maire de la ville de Kalemie, Gedeon Kakudy Kalama, approché par CONGOPROFOND.NET après avoir voté dans un bureau de l’institut Amani au quartier Kayaki 1, a déclaré sa satisfaction sur le déroulement des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales.

Daela/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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