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RDC: Kabila parti, Kabila toujours présent…
Le lundi 21 avril dernier, le sénateur à vie Joseph Kabila est allé rendre visite au chef de l’État actuel, Félix Tshisekedi.
Rien n’a filtré de leurs échanges.
Il faut noter que le mardi à Kisangani ( Province de la Tshopo), le président a annoncé la nomination prochaine d’un premier ministre. Ce qui est du pain béni pour ceux qui voient Kabila même dans les chaussettes du nouveau président.
» Kabila dirige toujours le pays. Aye kotala ye pe alateli ye tenue militaire. Pona kokebisa ye ke a nommer kaka Albert Yuma,(Il est allé lui rendre visite en tenue militaire, afin de l’obliger de ne nommer qu’Albert Yuma) », martele un membre de LAMUKA sur RTVS-1, une chaîne de télévision appartenant à Adolphe Muzito.
Cette rencontre illustre que Kabila est encore présent dans le ring, non pas comme boxeur actif, mais plutôt sparring partenaire.
Kabila n’est pas « has been »
C’est vrai Kabila est certes parti, il a remis clés et documents du Palais de la Nation à Félix Tshisekedi, bien que ce dernier préfère la cité de l’Union africaine.
Kabila, désormais sénateur à vie, plante ses fruits et légumes dans sa ferme à Kingakati, l’image est digne du Farwest américain.
On est dans le rêve de tous les décors des Etats démocratiques : Obama, Bush, Clinton et Trump posant ensemble dans la Maison Blanche.
Rawlings, Ado et Akuofor assistant ensemble à une rencontre de l’équipe du Ghana.
Toujours est-il que Kabila n’était pas que le Raïs. Il avait aussi des multiples casquettes qui lui confère une présence quasi permanente.
Une sorte d’omniprésence.
Heureusement,qu’il n’est pas omniscient et omnipotent. Ce qui lui aurait octroyé des pouvoirs divins.
Kabila, chef de la majorité toutes chambres confondues
Joseph Kabila, quoique président honoraire, est aussi président du PPRD, le premier parti en terme des élus.
Il a réussi, grâce à une stratégie inspirée, entre autres, par le général Amisi de l’AS V.Club, à se maintenir à la tête de ce parti. Il est aussi initiateur et autorité morale du FCC, la principale plateforme de la coalition au pouvoir…
Un pouvoir qu’il était censé ne plus détenir.
Lorsque Jeanine Mabunda lui rend hommage à la suite de son élection à la Soviet à la tête de l’Assemblée nationale, cela illustre ce biphacelisme régalien.
En clair, Joseph Kabila est donc, « le patron de la Majorité parlementaire » si j’en crois mon aîné José Nawez.
Il contrôle donc toutes les chambres confondues : A.N, Sénat, assemblées provinciales, etc.
Cela signifie qu’il faut compter sur lui pour les désignations dans le gouvernement, entreprises publiques, armée, la police, ambassades, etc.
Question d’équilibre dans la gestion de la Res publica.
Soutenu ainsi pas la loi mère, il peut même donner le nom du premier ministre… Pas celui qui a été refusé par les Américains, mais disons-le, un nouveau nom du successeur de Tshibala.
Leçon à tirer: les rencontres fortuites entre Kabila et Tshisekedi sont conformes à la constitution.
Il vient donc, comme président de la majorité parlementaire, peut être aussi comme conseiller occulte de Félix.
Et non pas, comme les disent les anti Kabila, dans le cadre des accords secrets dont eux seuls connaissent les articles et alinéa.
Les allers- retours du Raïs qui laissent couler beaucoup d’encre et de salive, tant chez les « Lamukistes » que certains combattants du CACH, sont de bon aloi.
Ce n’est donc pas formellement par souci de maintien au pouvoir.
Démocratie semi-présidentielle oblige, les deux se rencontreront bien souvent pour des échanges en conformité avec la constitution.
Avoir de l’aversion de l’ancien régime est normale au regard de sa gestion, mais considérer Kabila comme dépassé, est anti-démocratique.
TMB/CONGOPROFOND.NET
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Concession de l’UNIKAN : La ministre O’Neige Nsele casse la cession à la CNSS et désavoue le gouverneur Kambulu
Le Gouvernement central s’est officiellement saisi du dossier controversé de la concession de l’Université de Kananga (UNIKAN), après la cession de 8 hectares de terrain à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une décision qui suscite de vives réactions dans la province du Kasaï-Central.
Dans deux correspondances signées le mardi 19 mai 2026, la ministre nationale des Affaires foncières, O’Neige Nsele Mimpa, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « cession illégale » d’une partie de la concession universitaire et a sévèrement recadré le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu.
Selon la ministre, l’acte signé le 4 mai 2026 viole plusieurs dispositions de la législation foncière en vigueur en République démocratique du Congo. Elle reproche également au gouverneur provincial de s’être immiscé dans une procédure de mutation foncière impliquant deux entités autonomes, estimant que cette démarche ne relevait pas de ses compétences légales. « Son acte de cession est illégal », insiste la ministre dans ses correspondances adressées aux autorités concernées.
Face à cette situation, O’Neige Nsele Mimpa annonce avoir instruit les services compétents de son ministère afin de rétablir la concession de l’UNIKAN dans sa configuration initiale. Elle exige également la suspension des agents fonciers impliqués dans ce dossier, en attendant l’aboutissement des enquêtes administratives annoncées.
Cette prise de position du Gouvernement central pourrait relancer le débat sur la gestion du patrimoine foncier public et universitaire dans le Kasaï-Central, où plusieurs voix s’étaient déjà élevées pour dénoncer la réduction progressive des espaces réservés à l’Université de Kananga.
Le dossier reste suivi de près par la communauté universitaire ainsi que par plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament davantage de transparence dans la gestion des concessions publiques.
Mike Tyson Mukendi
