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Actualité

RDC/Kabare: 3 détenus de la Prison centrale meurent de famine

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3 détenus de la prison centrale de Kabare dans la province du Sud-Kivu ont succombé de famine.

 » Deux de nos compatriotes viennent de nous quitter en moins de deux jours. Il s’agit notamment de Mukembanyi Mulondanyi, un prisonnier transféré de la ville de Bukavu en territoire de Kabare pour y purger sa peine de quelques 24 mois. La journée de jeudi, c’est Kasore Bada Ganza qui nous a quitté a causé de la faim », a fait savoir un responsable du cercle de réflexion de Kabare.

Somme toute, la cause évoquée est l’insuffisance de la nourriture. Une vingtaine d’autres détenus ont été victimes de l’hypoglycémie en début de cette année, alors que d’autres encore, toujours à la recherche de la nourriture, se sont nourris des feuilles des maniocs crues… », s’est plaint ce groupe de réflexion.

Des faits reconnus par l’administrateur du territoire, Thaddée Miderho, qui précise que le defunt était jusque-là interné à l’hôpital de Mukongola et est décédé, entre autres, par manque de nourriture et des soins de santé de qualité.

La prison de Kabare, convient-il de souligner, connait sa plus mauvaise histoire avec des évasions à répétition dont la dernière au mois de septembre a vu une dizaine d’evadés prendre le large. Seuls 6 ont étés récupérés, les autres ont été cités dans la dernière attaque du bureau de la CENI à Cirunga.

A cela s’ajoute les cas de décès dont le 13eme a été enregistré ce 19 octobre.

Des sources de la prison centrale de Kabare ont évoqué un effectif pléthore de 258 prisonniers dont 8 femmes, 2 nourrissons, 22 mineurs, dépassant ainsi sa capacité d’accueil. Certains sont contraints de passer la nuit au sol et mettent leurs vies en péril.

La société civile rappelle que c’est depuis deux mois qu’il n’y a pas de nourriture dans cette maison carcérale et les prisonniers malades souffrent d’une prise en charge efficace.

CONGOPROFOND.NET

Politique

« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain

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S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.

1. Satisfaction de la C64

Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».

2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »

Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »

3. Prochaine étape : jeudi 4 juin

La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.

Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.

Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?

Blaise ABITA

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