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RDC: Julien Paluku appelle à la démission de son Premier ministre et de Shadary
Le ministre de l’Industrie, Julien Paluku Kahongya, invite le premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, à présenter sa démission et celle de son gouvernement.
Pour Julien Paluku, il est question pour ce dernier d’éviter d’être ridiculiser à l’Assemblée nationale au cas où une motion de censure contre le chef du gouvernement sera introduite.
» Pour sortir par la grande porte, il faut que le premier ministre présente sa démission. Si le premier ministre ne présente pas sa démission et qu’il y ait une mission introduite à l’Assemblée nationale, moi Julien Paluku je serai le premier à présenter ma démission parce que je ne peux pas accepter de me faire ridiculiser alors que je fais du travail pour la république », a déclaré Julien Paluku.
Et de poursuivre :
» Je suis un chef de parti, je suis un chef du regroupement, je suis un élu avec 50 mille voix dans mon territoire de Lubero , je n’ai pas peur et je ne suis pas quemandeur d’emploi. En demandant au premier ministre de demisionner, c’est par élégance Politique qu’il doit le faire, pour continuer à demeurer comme acteur Politique de haute facture ».
Quant à la question de la déchéance du bureau Mabunda , Julien Paluku estime que les élus nationaux ont voté par la crainte de la dissolution de l’Assemblée nationale .
» J’estime que l’une des raisons pour lesquelles les députés nationaux ont voté contre le bureau, c’est aussi la crainte de la dissolution de l’Assemblée nationale. Le président de la République l’avait si bien dit, s’il ne se dessine pas une majorité et qu’il y ait une crise en nommant un premier ministre et l’Assemblée nationale refuse son programme et bien le président n’hésiterai pas à dissoudre l’Assemblée nationale », estime Julien Paluku.
Julien Paluku appelle également aux grandes réformes au sein de sa famille politique qui est le FCC, mais aussi à la retraite Politique d’Emmanuel Shadary après sa défaite lors de l’élection présidentielle de 2018 .
» le renouvellement des dirigeants du FCC c’est une option, ce n’est pas que je le cache, je le dirai dans tous les forums auxquels je vais assister à partir de maintenant pour que le président honoraire Joseph Kabila puisse renouveler les dirigeants au sein du FCC et même au sein de son parti ».
Pour rappel, le parti politique de Julien Paluku, le Bloc uni pour la renaissance et l’émergence du Congo (BUREC), parti membre du Front commun pour le Congo (FCC), a adhèré à l’Union sacrée pour la nation du Président Félix Tshisekedi. L’annonce a été faite au cours d’une déclaration officielle le samedi 12 décembre dernier à Goma dans la province du Nord-Kivu.
Le BUREC compte dix députés nationaux, dont le questeur adjoint de l’Assemblée nationale, 18 élus provinciaux et 1 sénateur.
Thierry Mfundu
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
