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RDC/Journée Mondiale de l’Eau : « Ne laisser personne de côté »
L’humanité célèbre, le 22 mars de chaque année, la Journée mondiale de l’eau. Pour l’année 2019, le thème choisi en RDC était « Ne laisser personne de côté ».
Au cours d’une conférence-débat organisée par l’Unesco, vendredi au collège Boboto, dans la commune de la Gombe, plusieurs personnalités étaient présente dans la salle, entre autres, le ministre de l’ Environnement et développement durable.
Dans son speech, le délégué du représentant de l’Unesco en République démocratique du Congo a rappelé le pourquoi de la célébration de cette journée :
« Cette journée est célébrée par l’unesco pour attirer l’attention sur l’eau douce et placer en faveur de la gestion durable des ressources en eau douce. Chaque année, un rapport mondial de Nations Unies de la mise en valeur de ressources en eau est publié à l’occasion de la journée mondiale de l’eau afin de fournir aux décideurs des outils pour la formulation et la mise en oeuvre d’une politique durable en matière d’eau. » a-t-il expliqué.
Quant à la représentante de la CICOS ( commission Internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha ), elle a expliqué les objectifs de leur organisme.
« Notre ambition est de répondre efficacement à la volonté politique collective des États membres afin de prendre en compte les intérêts dans le renforcement de la coopération multi latéral pour une gestion du bien commun indispensable à tous qui est « l’eau ». S’inscrivant ainsi dans la vision africaine de l’eau à l’horizon 2025 , la cicos propose avec le concours des États membres de créer un environnement favorable pour un avenir meilleur où le potentiel de ressource en eau du basin du Congo sera pleinement exploité afin de stimuler et renforcer le développement économique de bien-être social de la population » a-t-elle proposé.
Le ministre de l’ Environnement et développement durable ai , Franck Mwe di Malila, a, au cours de cette conférence-débat, rappeler que la RDC « regorge de deux réseaux hydrographiques très danses et bien reparties à travers le territoire national. Le fleuve, ainsi que les lacs qui couvrent environ 3,5 % de l’ensemble du pays. Et ça permet à notre pays de drainer trois basins: le bassin du fleuve Congo, du fleuve Nil et celui du fleuve Sangha . L’eau est la source de vie dont personne ne peux se passer », a-t-il rappelé.
Et de préciser que » c’est devenu une obligation aux pays d’organiser une manifestation à cette date avec le thème précis… »
Après ce trois allocutions, la cérémonie s’est poursuivie par la conférence-débat avec les sujets suivants :
– « L’accès à l’eau pour tous au regard de la loi relative à l’eau en RDC » ;
– la promotion de l’approche participative de la GIRE à la prise en charge de décision, dans le bassin du Congo »;
– la politique de la REGIDESO en faveur d’une desserte pour tous, de l’eau potable « ;
– la GIRE pour la préservation de la ressource eau par les communautés locales;
– l’écoefficacité : pourquoi tant d’investissements pour très peu de résultats dans le secteur de l’Eau dans les pays en développement ?
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
