Sports
RDC : Jonathan Diyoka lance “La Révolution” et appelle à un soulèvement populaire conscient
C’est depuis Kinshasa que Jonathan Diyoka a officiellement lancé, ce mercredi 30 juillet, le mouvement politique « La Révolution ». Lors d’une conférence de presse tenue au Centre Saint Georges de Kintambo, l’initiateur a présenté cette initiative comme un cri d’éveil porté par un peuple en quête de justice, de souveraineté et de dignité.
« La Révolution » se veut un processus de transformation totale – politique, sociale, culturelle et économique. Son objectif : mettre fin à l’oppression systémique, abolir les privilèges injustes et reconstruire l’État autour de la justice sociale, de l’égalité et de la participation citoyenne. Jonathan Diyoka a pointé du doigt un système verrouillé par une élite corrompue, accusée de confisquer les ressources du pays au détriment des masses populaires.
Le mouvement entend redonner une voix au peuple, en particulier à la jeunesse, qu’il place au cœur du renouveau national. Il propose des réformes structurelles profondes, notamment la refondation des institutions, l’indépendance de la justice, la décentralisation effective et la mise en place d’une économie inclusive fondée sur une redistribution équitable des richesses naturelles.
Dans son message, Jonathan Diyoka insiste également sur la nécessité de restaurer les valeurs africaines effacées par la colonisation : langues, cultures, solidarités locales. Il appelle à une révolution mentale et citoyenne, rejetant les normes sociales rétrogrades pour construire une société nouvelle, participative, libre et digne.
« Notre cri doit briser le silence des puissants. Le peuple congolais ne doit plus courber l’échine. Il est temps de reprendre notre souveraineté, de transformer notre destin et d’écrire une nouvelle page de notre histoire », a-t-il déclaré, exhortant chaque citoyen à rejoindre le combat.
La conférence de lancement marque le début d’une campagne nationale de sensibilisation autour des idéaux de La Révolution, que Jonathan Diyoka qualifie d’expression profonde d’un peuple assoiffé de justice, de civilité et de souveraineté.
Exaucé Kaya / CONGOPROFOND.NET
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
