Politique
RDC-JIFA : Léonnie Kandolo instruit les femmes pour accéder aux postes de décisions et s’autonomiser
En marge de la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA), célébrée le 31 juillet de chaque année à travers le monde entier, la Ministre du genre, Famille et Enfant, Léonie Kandolo, avec Onu-Femme, ont célébré cette journée à Rotana hotel à Kinshasa, sous le thème : » Éduquer et qualifier la femme africaine pour le 21ᵉ siècle « .
En effet, cette cérémonie qui a mis en lumière les contributions des femmes sur le continent, a connu la participation de plusieurs personnalités dont les représentants de l’ONU Femmes et les leaders des femmes.
Au cours de cette activité, la Ministre Léonnie Kandolo a souligné l’importance de l’éducation pour les femmes africaines, afin de construire une société égalitaire.
Elle a déclaré que le thème choisi par la RDC était : “ Eduquer et qualifier la femme africaine pour le 21e siècle “, insistant sur la nécessité d’instruire les femmes pour leur permettre d’accéder à des postes décisionnels et de s’autonomiser.
De son côté, le répresentant de l’Onu-Femme, Adama Moussa, salue la collaboration exemplaire entre ONU-Femmes et le Ministère du Genre, Famille et Enfant, dans l’épanouissement des femmes et filles congolaises.
Les femmes congolaises, actrices incontournables de notre économie, sont à la fois, productrices, commerçantes, chefs de famille, chefs d’entreprises, pourtant elles font face à des défis comme l’accès limité au crédit, à la terre, au marché et aux technologies.
Elles sont souvent les premières victimes des conflits, en dépit du fait qu’elles jouent un rôle extrêmement important dans la reconstruction du pays.
« Nous devons le reconnaître, reconnaître les valeurs et les applaudir en disant qu’on ne peut pas avoir de paix durable sans une participation effective des femmes« , a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Léonnie Kandolo a remis des prix de distinction à six femmes congolaises pionnières dans leurs domaines.
Parmi les bénéficiaires figurent la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka et la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi, ainsi que Maman Nzuzi Wa Mbombo, première femme Gouverneur du Kongo-Central et Béatrice Kitembo, première enseignante après l’époque coloniale en 1963.
Notons que cette journée a été Instituée lors du premier congrès de l’Organisation Panafricaine des Femmes, le 31 juillet 1974 à Dakar au Sénégal, à l’initiative d’Aoua Keïta.
La Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA) met en avant-plan les contributions et les défis des femmes africaines.
Glody Bukasa Mawila/CONGO PROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
