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RDC: Jean Goubald ne s’avoue pas totalement vaincu !

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Après l’annonce de l’invalidation de son élection à l’Assemblée nationale, par la Cour Constitutionnelle, au profit de Pierre Kangudia, ministre du Budget sortant, le député national et artiste Jean Goubald Kalala ne se laisse pas entièrement démonter. Il envisage une action future.

Un des acteurs qui contribuent à la construction de l’homme congolais par la pensée, Jean Goubald annonce que des actions judiciaires et politiques seront menées pour qu’il soit rétabli dans ses droits.

« Il y a des choses qui vont se faire. C’est pas moi seul qui y pense, il y a beaucoup de cerveaux qui sont en train de penser par rapport à ce qui vient de se passer. Il y a parmi nous des avocats, des juristes donc il doit y avoir aussi des actions de justice », a-t-il prévenu.

Ce chouchou de la population, qui ne sera resté député national dans la circonscription de Mont-Amba que pendant 4 mois, est tout de même très déçu et en colère contre ce qu’il considère comme une injustice. « Dans mon Congo, il peut y exister des gens qui pillent l’État et qui usent de cet argent pour évincer des gens qui viennent parler pour les Congolais, déplore Jean Goubald. Parce que lui (Pierre Kangudia, ndlr), il n’y va pas pour parler du Congo, pour parler pour le Congo. Il y va pour se mettre sous l’immunité parlementaire. Parce que, c’est des gens qui ses connaissent ayant fait beaucoup de dégâts », dénonce Jean Goubald Kalala, désormais ancien-député.

Au micro de 7SUR7.CD, le chanteur et guitariste affirme que l’ancien ministre avait promis de prendre son siège à l’Assemblée nationale.

« Je suis fâché, énervé parce que c’est un truc qui se dit depuis longtemps. Le monsieur qui vient de me remplacer avait promis. Il m’a dit qu’il a de l’argent, il va m’évincer. C’est ce qui me révolte, que son Dieu soit l’argent. C’est-à-dire que dans mon Congo, il peut y exister des gens qui pillent l’État et qui usent de cet argent là pour évincer des gens qui viennent parler pour les congolais parce que lui, il n’y va pas pour parler du Congo. Il y va pour se mettre sous l’immunité parlementaire. C’est des gens qui se connaissent et qui ont fait beaucoup de dégâts et ils aimeraient être sous cette parapluie là », a déclaré Jean Goubald Kalala.

Cependant, l’artiste congolais affirme qu’il n’a, pour sa part, aucun problème personnel avec le ministre honoraire Pierre Kangudia, membre du Front Commun pour le Congo(FCC), plateforme de gouvernement dont l’autorité morale est l’ancien président Joseph Kabila Kabange.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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