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RDC : interdiction aux diplomates de se rendre à l’intérieur du pays sans autorisation !
Le Président de la République, Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé ce mardi après-midi, au Palais de la nation, un conseil de sécurité spécial relatif à l’assassinat de l’ambassadeur italien Luca ATTANASIO.
Outre la ministre des Affaires Étrangères et le Vice-ministre de la Défense, du côté gouvernement, le Dg de la Dgm, le Conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, tous les responsables policiers et militaires liés à la sécurité du pays ont rehaussé de leur présence.
Selon Mme Marie Tumba Nzeza, qui s’est exprimée à la presse, deux décisions importantes ont été prises. Il s’agit :
– les ambassadeurs et autres responsables des représentations ne peuvent plus quitter Kinshasa pour l’intérieur du pays sans en informer le chef de la diplomatie congolaise et les services compétents;
– l’engagement ferme a été pris pour renforcer la sécurité dans les zones rouges, c’est à dire les parties de la Rdc considérées comme zone à haut risque.
En plus, le conseil de sécurité va mettre tout en oeuvre pour dénicher les commanditaires de ce crime crapuleux et leurs complices intellectuels.
L’équipe mise sur pied par les autorités locales va être renforcée par des experts qui vont venir de Kinshasa.
Signalons que peu avant le conseil de sécurité spéciale, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est allé consoler l’épouse de l’ambassadeur italien, Mme ZAKIA ATTANASIO et ses trois filles , au domicile familial sur l’Avenue Baudouin dans la Commune de la Gombe.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
